Jonone : Free Spirit

Jonone Free Spirit Bordeaux

L’exposition de John Andrew Perello, Jonone ,  » Free Spirit » démarre samedi 25 septembre et sera visible jusqu’au 27 février 2022 à Bordeaux. Initialement prévue en mars 2020 elle signe la ré-ouverture tant attendue de L’Institut Culturel Bernard Magrez. Renseignements directement sur le site de l’Institut pour accès.

Jonone : La peinture est un mode de vie

Jonone, figure incontournable du graffiti a grandit à New York. Enfant, il tisse ses premiers liens avec la peinture. Au grand damne de sa mère car il peignait et dessinait sur les murs de sa chambre.  » Ma mère elle pétait les plombs, je dessinais, elle nettoyait, je continuais ».

Jonone, Free Spirit Bordeaux Institut Culturel bernard Magrez, Bordeaux StreetCulture,Tézia
Jonone – Free Spirit photo @tezia

Il a pu profiter de l’étage du Château dédiée a des créations « in situ ». C’est ainsi qu’une des pièces est complètement recouverte de peintures, tags, drips . Alors, il nous explique alors qu’il y a certainement un ressemblance avec sa chambre d’enfant.

« Petit j’avais compris et je savais qu’on pouvait pas plaire à tous, mais pour moi tout ce qui comptait c’était la peinture. Elle me permettait de m’échapper de la réalité. Puis c’est le hasard de la vie qui m’a poussé, ce n’est pas une carrière mais un mode de vie« .

Jonone

L’importance des couleurs pour Jonone

Jonone,. Free Spirit Bordeaux . Institut Culturel bernard Magrez . Bordeaux StreetCulture Tézia
John Perello

Adolescent il est fasciné par la peinture de rue qu’il peut retrouver dans le métro qu’il emprunte  » Lorsque je prenais le métro, je voyais ces trains, qui étaient peints et c’était pour moi des flashs. Des couleurs qui sortent d’un tunnel à toute allure créant ainsi une abstraction. J’ai vu ces trains et je me suis dis « Qui fait ça? Pourquoi?  » Et je trouvais ça trop cool les gens qui peignaient dans le métro et je voulais faire pareil ».

De fait, on retrouve dans son style cette abstraction de couleurs. Il à voulu recrée la sensation de quelque chose qui bouge à toute vitesse. « ça ne m’intéressait pas de faire quelque chose de figé et figuratif »

Enfin, à 17 ans il est fondateur du 156 crew avec d’autres graffeurs et amis.  » Je ne voulais pas être comme la plus part des gens . »Tu dois faire ceci, et pas ça ». Je ne voulais pas être « le commercial que tout le monde aime ». Moi j’aimais peindre mon nom « JONONE » et si je pouvais toucher quelqu’un dans mon quartier ou quelques amis quand je le faisais, et bien c’était cela qui était important pour moi et les autres je m’en foutais »

Free Spirit: Une Exposition Unique

Pour réaliser cette exposition l’Institut Culturel Bernard Magrez a rassemblé les œuvres de collectionneurs privés, des œuvres originales de Jonone . Mais aussi des création in situ; faites par l’artistes directement au cœur du château bordelais durant plusieurs jours et nuits! C’est ce travail acharné qui rend l’exposition unique.

D’une part, le rez de chaussée est organisé dans le but de faire découvrir aux visiteurs le monde et le style de Jonone.

D’autre part, l’étage est une ligne de création in situ, d’un incroyable contraste. Ainsi, pour Free Spirit, le château du 18eme prête ses murs à un art qui à pour origine les murs de la rue, le graffiti.

Unique tout comme la Jaguar personnelle de Mr Bernard Magrez, ami de longue date de John Andrew Perello. Elle est forcement visible à Bordeaux, aux pieds du château.

Jonone, Institut Culturel Bernard Magrez,  Jaguar Bordeaux StreetCulture Tézia
Jaguar de Mr Magrez peinte par Jonone photo @tezia

« Je crée mon monde à moi, un monde très coloré dans l’abstraction, c’est ma manière de confronter la vie. Cette vie où il faut mettre sa ceinture et conduire à 100 à l’heure, et là c’est plus du quotidien, c’est la liberté, le Free Spirit ! »

Jonone
Jonone, Free Spirit Bordeaux Institut Culturel bernard Magrez, Bordeaux StreetCulture Tézia
photo @tezia

Il faut avoir la pêche! J’aime peindre des choses très colorées, libres et énergiques. A l’image de la vie, j’aime composer du très lisible au fondu. Donner de la joie et de l’énergie, mais je ne sais pas de quoi est fait demain, l’effacement dans le temps. Un peu comme une bougie qui fond.

Jonone

Free Spirit, reflet de la vie de Jonone

Ainsi, Jonone partage avec nous au fil de cette exposition un peinture très sincère, intimement liée à sa propre existence et aux différentes phases de sa vie: jeunesse, paternité. Durant le vernissage il repasse sa main le long de certaines toiles, se rappelle lorsqu’il les a peintes « les toucher, comme je suis le seul à pouvoir le faire, me rappelle tellement de souvenirs ».

Remerciements à l’équipe de l’Institut Culturel Bernard Magrez et Jonone.

Infos Utiles Free Spirit

Photos et contenus médias ne peuvent être utilisés sans autorisation de @tezia

Bordeaux StreetCulture

1000 M2 : un espace artistique à Bègles

Situé dans un ancien bâtiment industriel ; 1000 M2 se compose de 800 m2 dédiés à la création d’ateliers partagés ainsi qu’une galerie d’art de 200 m2. L’espace extérieur est quant à lui utilisé comme espace de libre expression où les fresques murales des artistes résidents fleurissent. Cependant, ces fresques pourront évoluer au grès du temps, des envies et des invitations lors de divers évènements à venir

La scène locale girondine mise en avant

Le bâtiment est composé de 800m2 d’ateliers individuels investis par Charl Zarl, Chloé SAGNOL, EPIS, Mt., Jean Rooble, Landroïd, Stéphane Carricondo, Tomas Lacque et TRAKT. Chacun ayant son univers, c’est ainsi que le graffiti, la sculpture, la rupture visuelle, la recherche autodidacte mélangeant les genres, le surréalisme, l’insolite en fusion avec la technologie, la recherche vibratoire et spirituelle, le minimalisme et le sens du détail cohabitent au sein de cet espace de création.

Enfin, les 8 artistes résidents sont reconnus pour leur implication dans la vie culturelle et artistique régionale. 1000 M2 est donc un lieu dédié au développement professionnel et à la diffusion de la scène locale. Les 200M2 de galerie sont donc dédiés aux artistes et collaborations diverses.

1000 M2 Un espace ouvert au public

Le collectif prévoit d’animer des ateliers de découverte ou d’initiation à destination de tous les publics. De fait, des visites sont possibles, sur réservation pour le moment. Celles-ci sont disponibles via le site https://www.1000m2.org/visites/

Epis lecoktail 1000M2 EP1S
EPIS /photo @tezia

Aussi, nous te conseillons de suivre de près les actus sur le site (onglet « programme 1000 M2 » et « réserver votre visite »)

Une première exposition:

Suite aux visites des ateliers lors de l’inauguration, 1000 M2 propose sa première exposition. « Ruptures » du vendredi 12 dimanche 14 février par Mt. (Pensez à réserver sur leur site internet).

INFOS UTILES

A noter que le site internet https://www.1000m2.org est réellement le lieu où se trouvent toutes les infos concernant les expos et évènements à venir.

Landroïd/ photo @tezia

Source article : communiqué de presse 1000M2. Photos réalisées lors de la visite inaugurale de décembre 2020. Remerciements aux artistes

Terrain d’entente : Rouge Hartley et Chloé Tiravy au cœur de la galerie Magnetic ArtLab

magnetic artlab

Terrain d’entente c’est le nom de la nouvelle exposition qui se tiendra du 4 décembre au 9 janvier prochain à la galerie Magnetic Artlab. Les deux artistes Chloé Tiravy et Rouge Hartley seront présentes ce vendredi 4 décembre, dès 17h pour le vernissage. Une occasion de venir les rencontrer!

Deux artistes, un seul terrain : l’émotion

La peinture possède son langage propre, et ne devrait avoir besoin de discours pour s’adresser à l’œil, au cœur, et à l’intelligence de celui qui la regarde. C’est ainsi convaincues que la peinture ne peut être réduite à l’illustration d’un énoncé conceptuel que Rouge Hartley et Chloé Tiravy lancent avec terrain d’entente une adresse directe. Revendiquant le droit au sentiment, à la poésie, à la narration et à la beauté.

Alors, leur direction est claire : multiple, inventive et sans contrainte. Ce qui fait naitre une collaboration originale avec un gout commun et passionné pour la figuration.

Résolument peintres

Chloé Tiravy est une peintre autodidacte. Elle envisage la toile comme la scène d’un théâtre. Aussi, ce qui s’y déroule est le fruit d´une mise en scène réfléchie: elle orchestre la mise en lumière et la chorégraphie des corps, et le décor est pensé à la manière d’une scénographie. Pour ce faire, dans ses peintures elle confronte de jeunes adultes à des objets du passé, à des symboles millénaires, et interroge ainsi la relation de notre propre génération à son héritage culturel.

Rouge Hartley est attachée au dessin et à la peinture, elle trouve sur les murs un droit à la figuration et à l’engagement. Diplômée des Beaux-Arts de Bordeaux en 2014, avec pour recherches principales : les enjeux de valeurs et de propriétés, le milieu urbain et ses précarités, et le féminisme.
Enfin, Rouge travaille depuis ses débuts par collage ou fresque dans l’espace public, parallèlement à une pratique rigoureuse en atelier. De ce fait, le mur et le quartier, comme la toile et le papier lui offrent l’occasion de figurations jamais symboliques mais toujours narratives.

Rouge Hartley peint pour le Mur Du Souffle en 2019,
photo @tezia

Pour en savoir plus et infos pratiques:

Vendredi 4 décembre 17h est un moment à ne pas manquer pour rencontrer les artiste et apprécier leur travail. RDV à la galerie Magnetic Artlab (Place Paul et Jean Paul Avisseau -Chartrons)

  • Pole Magnetic

Instagram : PLMGTC
Facebook : Magnetic ArtLab
Vernissage Sur inscription uniquement (mesures sanitaires) :
https://calendly.com/terraindentente/vernissage

  • Chloe Tiravy

Instagram : chloe_tiravy
Facebook : chloe.tiravy
www. https://www.tiravy.com

  • Rouge Hartley

Instagram : rouge.hartley
Facebook : rouge.hartley
www. https://www.rouge-art.net

Asu : calligraphie et révélation spirituelle

Asu Calligraphie

Nous avons pu rencontrer Asu lors de l’exposition arborescence qui se tient à la galerie Magnetic Artlab du 4 septembre au 10 octobre 2020. Avec une expérience de plus de 10 ans de calligraphie, à 30 ans aujourd’hui Asu vie à plein temps son art qui lui apporte également une dimension spirituelle.

Calligraphie du rêve à la réalité

Asu tire son blaze de «asubakatchin » qui signifie attrape rêve en amérindien.

A l’adolescence, Asu fait une école de peintre en lettre puis il étudie les arts graphiques à Lyon. Il arrête ses études. Asu se cherche, il sait qu’il veut travailler dans l’art. Mais quoi exactement ? Il l’ignore. Il avait très envie de toucher à la peinture mais ne le faisait pas. Une nuit il rêve qu’il fait de la calligraphie, c’est une révélation pour lui. Le lendemain matin il part acheter une calame.

La calligraphie :démarche spirituelle et multidimensionnelle d’Asu

Comme il se centre plus sur l’énergie que sur le texte, il crée son propre alphabet inspiré de la calligraphie arabe. Ses lettres sont également mêlées au solfège ; ainsi sa recherche graphique peut faire penser à des partitions.

« Je m’intéresse à la spiritualité, que tout ce qui vie vibre. Aussi, du fait de l’abstrait, chacun va faire sa propre interprétation, ce qui amène un effet de reflet. Tu ne vas pas voir quelque chose de concret, tu vas voir qui tu es par ce que tu ressens comme vibration ».

Ici il a pensé au thème de l’arborescence et c’est à chacun d’avoir sa libre interprétation. C’est un grand trait de la calligraphie abstraite : chacun peut voir des choses différentes et faire sa propre interprétation.

« Je n’écris plus rien, je ne veux pas écrire des choses, j’ai besoin que cela soit intuitif et vibratoire. »

Des couleurs choisies, dépendantes des humeurs de Asu .

Très inspiré par Espagne et l’ Orient, Asu aime faire penser au sacré « j’utilise de l’or, du rouge, du bleu et du bordeaux, cela évoque pour moi les mosaïques et les vitraux, quelque chose d’ordre spirituel »

« Je peins en fonction de mon humeur. J’aime le parallèle d’améliorer mon art et m’améliorer en tant que personne. Plus je me cherche plus je me trouve et plus je trouve mon art ».

Un travail de la matière :

Asu aime l’idée de chercher à l’intérieur des choses, de transformer un élément ancien en un nouveau sujet. Pour lui cela revient à se purifier, évoluer, comme peut le faire un être humain.

Il a l’idée de recouvrir des toiles anciennes qu’il n’aimait pas. Accidentellement la peinture ne tenait pas car c’est compliqué de recouvrir une peinture métallique.

« Je cherchais à rendre mon travail plus texturé, à lui donner du relief. J’ai commencé à recouvrir puis j’ai vu que la peinture s’écaillait. Puis l’ancienne œuvre avec ses courbes de calligraphie est réapparue, se mêlant subtilement à la nouvelle composition. »

« Au moment où je réalise cette idée, j’ai commencé à avoir peur lorsque j’ai vu la peinture qui commençait à bouger et s’écailler, je ne savais pas vraiment où j’allais, c’était une réelle découverte, une prise de risque, mais j’étais satisfait du résultat. »

Toile N°6, collection Archéologie, photo @tezia

Ce nouveau procédé qu’il découvre lui fait penser à quelque chose d’antique et d’oublié qui peut resurgir. Le fait que ce qui est représenté soit abstrait renvoie à cette sensation que peut avoir un archéologue « on ne sait pas encore totalement ce qui est écrit en Egypte par exemple »

Les calligraphies d’Asu ne portent pas de nom mais des numéros. « C’est moins propice à guider l’interprétation ». Son univers riche en évolutions réunis donc couleurs, formes, abstrait et libre interprétation.

L’exposition arborescence

La galerie Magnetic ArtLab présente l’exposition « Arborescence », analogie entre l’arbre et l’homme autour d’un langage universel, l’expression artistique.
Comme l’écrivait Platon: « L’homme est une plante céleste. »
« Des lignes de vie ciselées dans la paume des mains à la ramification généalogique, des racines comparables au système vasculaire à l’image des forêts associée au poumon de la Planète, ou encore une silhouette structurelle identique » ‟Arborescence” a résonné comme une évidence.
Décalée, graphique, abstraite, spirituelle, vibratoire, symbolique ou poétique mais toujours sincère, toutes ces forces d’interprétation nous donneront à se reconnecter à l’essentiel. (source texte: plmgtc).

Sensible aux personnes en situation de handicap, la galeriste Pierre Lecaroz propose une forme d’exposition innovante : guide en relief au sol, support en brailles et audio

En savoir plus:

Street Art By Vatel Bordeaux Remet le Couvert.

Image street art by vatel

Suite à la première édition de « l’exposition concours Street Art by Vatel » organisée en 2019 et remportée par Dyox, Cost et AT. C’est avec plaisir que nous voyons aboutir la seconde édition de cet événement annuel qui à mobilisé cette année 87 artistes de 21 nationalités.

Couverture @Vatel Bordeaux

Le thème #ACTFORTHEPLANET, un choix des étudiants Vatel.

La première édition Street Art by Vatel Bordeaux avait pour sujet la Multiculturalité. (relire notre article sur Dyox ici : Dyox la couleur dans la peau)

Cette année les étudiants ont choisis de mettre en avant la sauvegarde et la preservation de notre planète et de notre environnement.

87 artistes ont donc envoyé au préalable leur maquette en 90*30cm, 35 ont été sélectionnés. Ils sont exposés jusqu’au 29 septembre à CAP Sciences (Hangar 20, Quai de Bacalan, 33300 Bordeaux).

L’exposition Street Art By Vatel Bordeaux:

C’est une exposition gratuite, qui se déroule au 2ème étage de CAP Sciences. Elle est visible jusqu’au 29 septembre inclus. Les artistes présentés sont:

Alexandros Simopoulos – Angèle -Anis Anis – Bibi Una – Brian Caddy – Dan Ferrer – DEAR – DHOA – El Marto – GonçaloMAR –
Heavy.mentall – Jæn – Jotapê Pax – KIWIE – Koye & Énoraone – LadyBug – Lesivo – Loraine Motti – Luogo Comune – Mike Makatron Art – Mr.THOMS – Monsieur PLUME – Muzai – NATCH – Nemo & Meki –
Samir – Mohamed Sayad – Sêma Lao – Slim – Supa Smoka – Sofia Castellanos – Takir – Ulys (JulieRegard – sly2) – Urka – Zesar Carrion.

urne concours street art by vatel

Il est possible de voter sur place pour 5 œuvres grâce à cette urne

Le concours Street Art By Vatel Bordeaux:

L’exposition et son concours attenant engendre 3 prix différents. C’est Aurélien Desailloud, Directeur Artistique de l’Institut Culturel Bernard Magrez et Président du Jury qui les remettra le 29 septembre.

Le prix du Jury:

Dyox realise sa fresque devant les étudiants de Vatel
Dyox, Gagnant du prix du Jury 2019 réalise sa fresque sur le mur de lécole Vatel devant les étudiants. Photo @tezia

Le jury de Street Art By Vatel Bordeaux est composé majoritairement d’artistes. Leur technicité et expertise est un atout nécessaire car le gagnant aura l’honneur de réaliser sa fresque sur le mur de 3 mètres sur 9 mètres de l’Ecole Vatel Bordeaux, 4 Cours du Médoc. Elle y restera un an, jusqu’au prochain concours. Le gagnant remporte également 3000€. Les membres du jury sont :

Aurélien Desailloud, Directeur Artistique de l’Institut Culturel Bernard Magrez – Régis Glorieux ,Président de Vatel Bordeaux – l’artiste A-MO – l’artiste Charles Foussard – l’artiste Stéphane Carricondo , Membre du Collectif 9e Concept & Directeur Artistique de la Fondation Desperados pour l’art urbain – l’artiste EP1S , membre du collectif Le Coktail – une étudiante de Vatel Bordaux – Radouane-Cyrille Jaber , Conseiller municipal délégué Mairie de Bordeaux -Bernard BlancMaire-adjoint du quartier Chartrons, Grand Parc, Jardin Public- Olivier Occelli, Directeur Général Office de Tourisme et des Congrès de Bordeaux Métropole

Le prix des visiteurs et le prix des internautes:

Deux prix distincts mais qui ont la même particularité: c’est uniquement le public qui décide! Les gagnants remportent 800€ par prix et exposent durant un mois aux Tables Vatel Bordeaux.

C’est très simple: Lors de votre visite, vous pouvez voter grâce à un bulletin de vote Street Art By Vatel Bordeaux mis à disposition sur place. On rappelle que l’exposition est gratuite! Vous participez ainsi au prix des visiteurs.

Votez en ligne : www.vatel.fr/streetartbyvatelbordeaux en renseignant votre adresse mail et en confirmant votre vote via celle-ci. Vous participez ainsi au prix des internautes.

Alors il ne faut pas hésiter à voter en ligne une fois votre visite effectuée!

La remise des prix Street Art By Vatel Bordeaux s’effectue le 29 septembre de 18H à 21. Il est possible d’y participer sur inscription et dans la limite des places disponibles : https://cutt.ly/Ss6B9Hi

Pas d’image, on vous laisse découvrir et apprécier par vous même cette exposition jusqu’au 29 septembre! Et n’oubliez pas: votez pour vos artistes préférés!

Dyox concours Vatel 2019
Dyox, Gagnant du concours 2019, photo @tezia

En savoir plus:

Remerciements à: Alexandra Gomez, Directrice Promotion et Communication, Vatel Bordeaux.

Pierre et le MUR de Bordeaux, une passion Magnetic.

Pierre Lecaroz est le fondateur du MUR de Bordeaux et de l’association Pole Magnetic. Histoire de ce passionné qui a su donner naissance à divers projets d’art urbain qui rayonnent dans la ville de Bordeaux.

Photo de couverture: @Pierre Lecaroz , Mur Jeff Aerosol

Naissance d’une passion pour l’art de rue.

Au début des année 2000, muni de son appareil photo numérique Pierre part en vacances avec sa compagne sur la région de Montpellier. Ils se rendent à Sète au festival K-Live et découvrent des fresques murales et des interventions d’artistes dans la ville.

Pierre Lecaroz devant le Mur de Bordeaux

« J’ai trouvé que cela embellissait l’espace public et aussi que c’était le point de convergence de toutes mes références musicales et graphiques ».

Il commence à constituer une banque d’image. Un jour à la radio il apprend l’existence d’une page communautaire sur un réseau social, il devient contributeur. « Ces interventions spontanées et non cadrées dans l’espace public sont éphémères par définition. Il faut être au bon moment au bon endroit. Et pour moi prendre des photos d’art urbain c’était immortaliser l’éphémère. »

La Page Street Art Bordeaux : le vecteur premier de l’association Pôle Magnétic

Puis l’idée a germé de créer quelque chose sur Bordeaux.  « J’ai demandé au créateur de la page si je pouvais m’inspirer de son concept, il m’a expliqué que ce n’était pas le sien mais qu’il y avait beaucoup de pages dédiées à l’art urbain dans toutes les grandes villes du monde. J’ai donc créé la page Street Art Bordeaux en 2012 ».  L’idée était de partager ses photos avec d’autres passionnés. La page a rencontré un succès immédiat. Pierre Lecaroz fait des rencontres, apprend les codes de la photo d’art urbain (pas de photo de face sans l’accord de l’artiste). Cette page naît donc d’une passion puis a contribué à rajouter de nouveaux défis, maintenir la flamme.

Pierre Lecaroz

« La page a continué à prendre de l’ampleur puis avec d’autres passionnés on s’est rendus compte que pour mener des actions concrètes sur le terrain il fallait officialiser ce qui était virtuel et c’est comme ça que Pole Magnetic est née début 2013 ».

La page Facebook « Street Art Bordeaux », compte aujourd’hui plus de 14 000 abonnés qui en suivent l’actualité.

L’association Pole Magnetic : le point de départ du MUR de Bordeaux et de la galerie.

Une soirée inaugurale est organisée à l’Iboat avec expo collective, performances et dj set. La performance artistique est réalisée par Blow (Monkey Bird Crew) Ador (Nantes) et Atom (Cognac). C’est une réussite.

Pierre Lecaroz est par la suite approché par l’Asso ‘Keep a Breast’ contre le cancer du sein. Pour un projet il doit réaliser un appel d’artiste ; il se lie d’amitié avec un collectionneur parisien Nicolas Laugero Lasserre qui lui permet de contacter Jef Aérosol . C’est ainsi qu’en 2013 ils font habiller le mur qui orne l’entrée du CHU de Pellegrin. La réalisation de ce projet est une carte de visite pour la suite.

« En parallèle à cela j’ai vu que plusieurs murs fleurissaient en France. »  Pierre s’intéresse au M.U.R (mur modulable urbain réactif) « La ville de Bordeaux n’était pas représentée, j’ai envoyé un dossier de candidature et j’ai reçu un cahier des charges en retour avec des contraintes en terme de superficie, visibilité etc ».

La naissance du MUR de Bordeaux : consécration d’une passion

« Le challenge était d’identifier un mur qui réponde à toutes les exigences. J’avais repéré le mur de la salle polyvalente qui est habillée aujourd’hui l’artiste mexicain Spaik, mais il ne fallait pas d’arbres pour pouvoir faire des photos. » Ses recherches l’amènent au mur de l’école publique Stendhal. Pierre expose son projet à la mairie et rencontre la directrice de l’école ; intéressée par le projet à la seule condition que les enfants soient intégrés la première année. C’est ainsi que le MUR de Bordeaux naît en septembre 2014. En juin 2015 les enfants sous la coupole de Charles Foussard ont eu leur vernissage et leur fresque participative, au même titre que les artistes confirmés.

Mur de Bordeaux par Amo
Mur de Bordeaux de Amo, mai 2018 photo @tezia

Le MUR de Bordeaux programme aujourd’hui des artistes à la renommée nationale et internationale pour focaliser l’attention sur la richesse du tissu artistique local sans négliger le Street Art au féminin.

(1/3 -1/3 -1/3 souhaité mais en réalité 45% renommés 45% locaux (France) 10 % féminines.)

Mur de Bordeaux par Loraine Motti
Mur de Bordeaux de Loraine Motti, octobre 2019 photo @tezia

Une âme pour chaque projet:

Au fil du temps et des rencontres, toujours dans cette démarche de développer l’art urbain dans la ville, Pierre prend part à « la saison Street- Art de Bordeaux ». 

« J’essaye de donner une âme à chaque projet, ne pas faire de copier-coller, d’y apporter une approche différente, et une dimension poétique avec un effort rédactionnel ».

En 2018 dans le cadre de la saison culturelle à l’initiative de la ville, il est nommé co-commissaire par la mairie de Bordeaux pour l’exposition à la base sous-marine « légendes urbaines ». 50 000 visiteurs drainés, une belle fréquentation pour 3 mois.

Pierre Lecaroz et Mono Gonzalez , Galerie Pole Magnetic
Mono Gonzalez et Pierre Lecaroz,
Galerie Pole Magnetic Artlab,
Photo @Ivan Quezada

« C’est la consécration de tous les projets que j’ai pu mener. Puis, poussé par des amis j’ai commencé à réfléchir à un modèle économique. A coté de cela, un local se libère au pied du MUR, heureux hasard ! J’ai foncé. C’est un pari car je n’ai pas fait histoire de l’art et être galeriste ne s’invente pas. Je suis certes un passionné mais cela a ses limites, il faut faire des mises en perspective avec l’histoire de l’art, ses références et ses codes aller les chercher. C’est vraiment une nouvelle aventure avec son lot de surprises. »

La galerie Pole Magnetic ArtLab: une vision humaine dans la continuité du Mur de Bordeaux.  

« Pour les collectionneur, l’art est un surplus indispensable et les têtes d’affiches travaillent avec des grosses galeries, avec de gros moyens que je ne n’ai pas. »

Pour Pierre il y cependant une chose essentielle : « Je travaille avec des artistes dont je suis convaincu par la qualité de leurs propositions artistiques et avec qui j’ai l’habitude de collaborer. ».

Pierre Lecaroz travaille beaucoup avec des artistes émergents ou de figures emblématiques internationales. La notoriété n’est pas toujours synonyme de qualité. « J’ai envie de faire découvrir de nouveaux talents et de partager ma passion et de ne pas raisonner uniquement sur le côté spéculatif, démarche plus authentique mais plus risquée ».

Le street-art accessible pour tous

Pour Pierre Lecaroz c’est aussi ça l’esprit Street- Art, que même celui qui n’a pas des gros moyens puisse repartir avec un petit objet. « Je propose un nuancier tarifaire les pièces vont de 30€ à 6000 8000€.  Le problème c’est que le gens qui ont les moyens vont souvent se diriger sur ce qui a de moins cher pour avoir le sentiment de faire des affaires. »

« Ceci me permet de rester proche de ma philosophie de vie. Je suis spontané avec les gens, hommes femme, pauvres, riches, je ne choisis pas mes fréquentations en fonction de leur statut social. La dynamique est à l’image de qui je suis. Je ne cours pas après les artistes « bankable », même si j’en ai également en galerie. Je n’ai pas envie d’une privatisation de l’Art urbain qu’auprès des gens qui ont les moyens. »

La galerie propose généralement une exposition qui dure un mois, avec le MUR de Bordeaux comme vecteur de communication pour la galerie. Les vernissages sont le moment privilégié pour rencontrer les artistes et apprécier leur travail. 

Le mur de Bordeaux fêtait ses 5 ans en septembre 2019 avec la performance N°49 de Ruben Carasco.

(relire l’article à ce sujet)

Ruben Carrasco  Mur Bordeaux
Ruben Carrasco Mur de Bordeaux, anniversaire des 5 ans, Xunorus à la guitare, photo @tezia

En janvier 2020 le 50eme mur est signé Jerk45 du collectif 9eme concept. Le collectif fête également son anniversaire, 30 ans d’existence, c’est l’occasion pour la galerie d’exposer chaque semaine un membre diffèrent du collectif !  C’est ensuite au tour de Mono Gonzalez d’habiller le Mur de Bordeaux. La diversité et la qualité artistique sont toujours au rendez vous!

Pierre Lecaroz, développera de nouveaux projets d’ici 2021 qu’il garde secrets pour le moment.

Comment suivre les actus et les projets à venir ?

-Sur Facbook et Instagram

Mur de Bordeaux par Mono Gonzalez
Mur de Mono Gonzalez « le dernier baiser » mai 2020 photo @tezia

RUBEN CARRASCO: NEOSHAMANS AU M.U.R

Ruben Carrasco Neo Mur Bordeaux

Ruben Carraco signait la performance n°48 c’était le 13 septembre, le M.U.R de Bordeaux fêtait ses 5 ans et
Artiste d’origine mexicaine habitant au Canada, grand voyageur, il fait part d’une grande sensibilité envers la nature.
Son coup de pinceau ne laissant personne indifférent, Claudio Maldonado Aka Xunorus, guitariste compositeur argentin qui passait par pur hasard devant le mur a tout de suite été séduit et inspiré. Si bien qu’il a tenu à participer au vernissage. Un très beau cadeau d’anniversaire pour le M.U.R ; C’est Pendant la réalisation de cet incroyable renard endormi, peint sur les 35M2 du mur avec seulement 350Ml de peinture que nous avons pu rencontrer Ruben, il partage avec nous sa philosophie artistique

UNE EXPRESSION ARTISTIQUE PLURIELLE:

Ruben Carrasco a commencé à peindre comme tous les enfants, sauf qu’il ne s’est jamais arrêté. Il a très vite eu le sentiment d’avoir trouvé sa voie et il s’est lancé.

« J’avais l’idée de faire de la peinture, de m’exprimer artistiquement. Aujourd’hui je réalise cela sur plusieurs surfaces et supports : murs, toiles, sculptures, et même art digital. »

Originaire du Mexique, Pays du muralisme, cela ne le définit pas mais il y a pour Ruben Carrasco une influence inconsciente : « C’est comme pour Bordeaux avec le vin, on n’est pas nécessairement conscient de ça mais il y a certainement une influence. Car c’est finalement quand tu sors du pays, de son ancrage, de ce qui peut le définir dans ses particularités que tu deviens plus conscient de celles-ci » .  

Ruben Carrasco peint le renard endormis, Bordeaux

Muralisme

Rappelons que le muralisme est un courant artistique né à la suite de la révolution mexicaine de 1910. Pour les artistes les murs sont l’objet de toutes les attentions artistiques car ils sont à tout le monde et peuvent s’adresser à la compréhension de tous, même ceux qui n’ont pas la chance de savoir lire. Selon Ruben, le muralisme était très exigeant par le passé. Avant de dire « je suis un muraliste » il devait y avoir beaucoup de technique et de connaissance « chimique » : la surface, la préparation du mur etc… c’est quelque chose qui à beaucoup évolué aujourd’hui.

« Je me suis dirigé vers des études en Art Plastique au Mexique. Mais je n’ai pas fait les 5 ans d’études que voulait le « cursus ». J’ai pris ce que je voulais prendre et j’ai voulu construire le reste par moi-même. J’ai cependant trouvé intéressant de rencontrer des Maîtres qui me parlaient de concepts »

ENTRE CONCEPT ET PHILOSOPHIE

Aujourd’hui Ruben Carrasco passe beaucoup de temps en studio. « Si je sors faire un mur c’est pour quelque chose de très spécifique. Je ne suis pas quelqu’un qui va spontanément descendre peindre ; Pas parce que je ne veux pas mais parce que je n’ai pas forcement le temps ou l’opportunité de faire cela »

Cependant d’ici l’an prochain il a pour projet d’insérer ses œuvres dans des lieux pas accessibles à tous, des lieux underground, (voire interdits au public) des lieux que tu dois chercher. Le but étant de ne pas imposer une idée dans le lieu public. Lieu public auquel il est attentif . 

école et Mur de Bordeaux, enfant et renard de Ruben Carrasco

« Ici on est près d’une école et je veux que le message touche aussi les enfants. J’aime peindre dans l’idée philosophique. On est sur cette planète et ici nous sommes l’artifice de la nature, et même si on ne fait rien on affecte toujours la nature. Je veux faire le minimum d’impact. J’essaye donc de faire attention aux produits et utiliser le minimum »

Donc pas de bombe et très peu de couleurs sont utilisées.

RUBEN CARRASCO: UNE TECHNIQUE PRIVILÉGIÉE

Il s’agit d’une technique de peinture, le Drybrush, aussi appelée « technique du pinceau sec ». Les artistes qui utilisent cette technique vont généralement la réaliser plutôt en « étape dans un processus de réalisation ». Ils vont ensuite utiliser différentes couches de peintures et épaisseurs, différents pinceaux pour une réalisation formelle « académique ». C’est donc pour eux une utilisation partielle dans un processus.

Ruben Carrasco l’utilise complètement. Il la décrit comme une technique utile et facile.  Pour ce MUR de 35m2 il aura utilisé 350 ml de peinture et trois pinceaux. En revanche c’est un procédé avec lequel il n’a pas droit à l’erreur : il est très compliqué, voire impossible de repasser une fois le mouvement effectué.

L’EXPOSITION NEOSHAMANS : UN REGARD SUR L’INTERACTION DE L’HOMME AVEC LA PLANÈTE.

Ruben Carrasco à grandit entre la campagne et la ville, il a été sensibilisé très jeune à la chasse et à l’agriculture. « Par ces activités, j’ai eu une interaction directe avec la nature, je suis sensible au regard qu’on peut avoir sur celle-ci et également à la beauté des animaux. La « beauté » c’est le regard humain, mais pour l’animal elle fait partie de sa biologie, car elle influence la survie de certaines espèces. Et c’est intéressant cette idée d’un esthétisme pas nécessairement au service du fait de plaire. »

Ruben Carrasco Neo Shamans
Neo Shamans, Ruben Carrasco
Photo Tézia

L’exposition Neoshamans qui est visible jusqu’au 12 octobre prochain à la galerie Pole Magnetic Artlab se structure autour de deux façons d’interagir avec la planète : l’aspect scientifique et aspect chamanique. Une partie pragmatique et une autre métaphysique qui se joue autour de « l’humain », qui reste soit un « super scientifique soit un super chaman ».

« J’essaie donc de montrer comment on peut tomber sur la dévalorisation de certains points de la nature car notre regard reste humain. Scientifique ou chaman il reste emprunt de nos normes et de notre statut social.On pense avoir le « Pouvoir » par la connaissance, Mais que connaît on vraiment ? Aussi on croit que par la connaissance on avance, mais est ce qu’on avance vraiment ? »

Ainsi, il compose avec la nature, l’interaction spirituelle, la contemplation, l’empathie avec cette nature qu’on ne connaît pas vraiment, dans un contexte futuriste.

LAST FOREST DREAMER : UN RENARD QUI DORT ?

« Je trouvais que cette position donnait une forme de paix. Il y a une certaine beauté dans un corps mort ou endormi car il prend une place différente, sans tension. J’ai trouvé l’Inspiration dans le fait que chacun va se questionner différemment selon son inspiration : il dort ou il est mort selon l’interprétation de chacun, bien que mort il ne serait pas dans cette position, sauf si il était inconscient. Alors l’interprétation est vraiment libre. »

Il y a deux messages que Ruben Carrasco sous-tend avec Last Forest Dreamer : d’un côté la beauté du renard et de l’autre les arbres coupés qui signifient la déforestation. Une idée esthétique pour attirer l’attention, puis un second regard où quelques personnes vont se poser des questions parfois dérangeantes avec cette idée de mort possible.

On vous laisse donc faire votre propre interprétation en vous rendant au MUR!

INFORMATIONS UTILES POUR Ruben CARRASCO:

Bordeaux StreetCulture Remercie Ruben, Alla, Pierre et Claudio

Rouge Hartley à l’Institut Culturel Bernard Magrez – La nuit n’en finit plus

«  Le rouge est un champ Chromatique, allant entre l’orange et le pourpre, lavé de blanc le rouge devient rose, sombre il s’appelle Brun »

Cette définition du rouge, correspond au travail de Rouge Hartley; multidisciplinaire, qui oscille entre le street-art, l’art contemporain et l’art classique. 

Une chance pour nous de rencontrer Rouge Hartley lors du vernissage de son exposition , qui se tient actuellement à l’institut culturel Bernard Magrez.

La nuit n’en finit plus … Le titre de son exposition vous dit quelques choses ? 

Peut être une phrase que vous vous êtes murmuré lors d’une soirée d’insomnie, de réflexion ou de dur labeur. La nuit est propice à nous retrouver avec nous mêmes. 

Cette phrase, elle l’a emprunté à une artiste de variété des années 60, Petula Clark. Chanson qui l’accompagne lors de la création de son exposition en à l’institut, et que l’on retrouve dans les titres des tableaux.

«  L ‘exposition est beaucoup plus refermée sur l’espace domestique , sur l’intime, sur l’espace intérieur. Avec des personnages qui affrontent des passages a vide. Alors que d’ordinaire je vais plus sur des sujets un peu plus sociaux et plus ouvert vers l’extérieur  » 

Rouge

Le temps de création est pris. Contrairement à l’art Urbain: une performance qui demande beaucoup de célérité et d’organisation.

Rouge Hartley complète une façon de faire qui lui vient de son parcours a l’Ecole des Beaux Arts de Bordeaux avec son expérience dans le street art. C’est son procédé afin de nous conter des histoires et des moments de vie.

Rouge Hartley: une inspiration par la lecture, la musique, et les moments de vie que nous traversons. 

En échos à cette nuit qui n’en finit plus, Rouge ne s’est pas donnée de ligne directive ou de thème. Elle met a plat sa pratique en réfléchissant aux passages du quotidien avec lesquels nous sommes confrontés.

« Partir du réel c’est hyper important , dessiner des choses générique ne m’intéresse pas »

Rouge

Pour décomposer son travail, elle est part de photos faites avec des modèle, des gens qu’elle connais avec qui elle a lien puis elle les met en scènes. Jouer sur les lumières, pour ensuite retranscrire en esquisse puis en peinture. Puis en ressortir quelque chose de singulier.

Ce sont des personnages qui affrontent des passage a vide dans leur stase un peu suspendu. Rouge à ainsi voulu ajouter quelques contrastes. Une touche de fond coloré, une densité matérielle donnée par les objets et notamment par les masses de tissus que l’on retrouve dans beaucoup de ses peintures.

« Tous doit être euphorique , incroyable , mais il y a des jours comme ça ou l’on rentre d’ikea, ou c’est pourris et que l’on a rien a se dire … et bien c’est pas grave »

Rouge

Son exposition se veut être ainsi un réflexion sur le quotidien que nous affrontons tous.

Son Actualité

logo mur du souffle

Dernièrement , Rouge a participer au Mur Du Souffle , en réalisant « une chambre à soi ».

Association Le Mur du Souffle

Le mur du souffle

Le mur du souffle est une association qui met des murs à la disposition d’artistes, qui vont venir les peindre de façon bénévole.

Par la suite, ces murs sont photographier pour être reproduit de différentes façon, les oeuvres qui en résultent sont mise à la vente pour soutenir la lutter contre la Mucoviscidose.

Pour vous procurez une oeuvre de Rouge et soutenir l’association c’est par ici : Une chambre à soi

Rouge Hartley et la fondation Desperados. Court circuit, un projet qui a pour but de partager l’art Urbain. 

Oeuvre de Rouge dans Bordeaux pour Courts-Circuits ©Luka Merlet

« Avec la commissaire d’exposition Maaike Hamerlinck à ses côtés, Rouge a invité 5 artistes de la scène urbaine contemporaine à créer des œuvres uniques et transportables.

Madame, Manolo Mesa, Isaac Cordal, Matth Velvet, Rero et Rouge elle-même ont ainsi imaginé 6 œuvres originales qui seront confiées à vie à 6 amateurs sélectionnés par un jury sur candidature. En échange de ce « prêt à vie », ces amateurs s’engagent à faire vivre les œuvres dont ils ont la garde auprès du grand public, en les promenant dans la ville de Bordeaux, au moins une fois par mois pendant 6 mois. »

Visible sur les murs de Solidarité Gironde , Rue Corps Franc Pommies, 33000 Bordeaux
Ca participation à la fresque du secours populaire , 95 quai de Paludate à Bordeaux
Fresque Visible sur le mur de la bibliothèque du grand Parc , au 34 rue Pierre Trebod
En duo avec l’artiste David Selor , visible dans le quartier de la gare.