Jonone : Free Spirit

Jonone Free Spirit Bordeaux

L’exposition de John Andrew Perello, Jonone ,  » Free Spirit » démarre samedi 25 septembre et sera visible jusqu’au 27 février 2022 à Bordeaux. Initialement prévue en mars 2020 elle signe la ré-ouverture tant attendue de L’Institut Culturel Bernard Magrez. Renseignements directement sur le site de l’Institut pour accès.

Jonone : La peinture est un mode de vie

Jonone, figure incontournable du graffiti a grandit à New York. Enfant, il tisse ses premiers liens avec la peinture. Au grand damne de sa mère car il peignait et dessinait sur les murs de sa chambre.  » Ma mère elle pétait les plombs, je dessinais, elle nettoyait, je continuais ».

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Jonone – Free Spirit photo @tezia

Il a pu profiter de l’étage du Château dédiée a des créations « in situ ». C’est ainsi qu’une des pièces est complètement recouverte de peintures, tags, drips . Alors, il nous explique alors qu’il y a certainement un ressemblance avec sa chambre d’enfant.

« Petit j’avais compris et je savais qu’on pouvait pas plaire à tous, mais pour moi tout ce qui comptait c’était la peinture. Elle me permettait de m’échapper de la réalité. Puis c’est le hasard de la vie qui m’a poussé, ce n’est pas une carrière mais un mode de vie« .

Jonone

L’importance des couleurs pour Jonone

Jonone,. Free Spirit Bordeaux . Institut Culturel bernard Magrez . Bordeaux StreetCulture Tézia
John Perello

Adolescent il est fasciné par la peinture de rue qu’il peut retrouver dans le métro qu’il emprunte  » Lorsque je prenais le métro, je voyais ces trains, qui étaient peints et c’était pour moi des flashs. Des couleurs qui sortent d’un tunnel à toute allure créant ainsi une abstraction. J’ai vu ces trains et je me suis dis « Qui fait ça? Pourquoi?  » Et je trouvais ça trop cool les gens qui peignaient dans le métro et je voulais faire pareil ».

De fait, on retrouve dans son style cette abstraction de couleurs. Il à voulu recrée la sensation de quelque chose qui bouge à toute vitesse. « ça ne m’intéressait pas de faire quelque chose de figé et figuratif »

Enfin, à 17 ans il est fondateur du 156 crew avec d’autres graffeurs et amis.  » Je ne voulais pas être comme la plus part des gens . »Tu dois faire ceci, et pas ça ». Je ne voulais pas être « le commercial que tout le monde aime ». Moi j’aimais peindre mon nom « JONONE » et si je pouvais toucher quelqu’un dans mon quartier ou quelques amis quand je le faisais, et bien c’était cela qui était important pour moi et les autres je m’en foutais »

Free Spirit: Une Exposition Unique

Pour réaliser cette exposition l’Institut Culturel Bernard Magrez a rassemblé les œuvres de collectionneurs privés, des œuvres originales de Jonone . Mais aussi des création in situ; faites par l’artistes directement au cœur du château bordelais durant plusieurs jours et nuits! C’est ce travail acharné qui rend l’exposition unique.

D’une part, le rez de chaussée est organisé dans le but de faire découvrir aux visiteurs le monde et le style de Jonone.

D’autre part, l’étage est une ligne de création in situ, d’un incroyable contraste. Ainsi, pour Free Spirit, le château du 18eme prête ses murs à un art qui à pour origine les murs de la rue, le graffiti.

Unique tout comme la Jaguar personnelle de Mr Bernard Magrez, ami de longue date de John Andrew Perello. Elle est forcement visible à Bordeaux, aux pieds du château.

Jonone, Institut Culturel Bernard Magrez,  Jaguar Bordeaux StreetCulture Tézia
Jaguar de Mr Magrez peinte par Jonone photo @tezia

« Je crée mon monde à moi, un monde très coloré dans l’abstraction, c’est ma manière de confronter la vie. Cette vie où il faut mettre sa ceinture et conduire à 100 à l’heure, et là c’est plus du quotidien, c’est la liberté, le Free Spirit ! »

Jonone
Jonone, Free Spirit Bordeaux Institut Culturel bernard Magrez, Bordeaux StreetCulture Tézia
photo @tezia

Il faut avoir la pêche! J’aime peindre des choses très colorées, libres et énergiques. A l’image de la vie, j’aime composer du très lisible au fondu. Donner de la joie et de l’énergie, mais je ne sais pas de quoi est fait demain, l’effacement dans le temps. Un peu comme une bougie qui fond.

Jonone

Free Spirit, reflet de la vie de Jonone

Ainsi, Jonone partage avec nous au fil de cette exposition un peinture très sincère, intimement liée à sa propre existence et aux différentes phases de sa vie: jeunesse, paternité. Durant le vernissage il repasse sa main le long de certaines toiles, se rappelle lorsqu’il les a peintes « les toucher, comme je suis le seul à pouvoir le faire, me rappelle tellement de souvenirs ».

Remerciements à l’équipe de l’Institut Culturel Bernard Magrez et Jonone.

Infos Utiles Free Spirit

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Bordeaux StreetCulture

1000 M2 : un espace artistique à Bègles

Situé dans un ancien bâtiment industriel ; 1000 M2 se compose de 800 m2 dédiés à la création d’ateliers partagés ainsi qu’une galerie d’art de 200 m2. L’espace extérieur est quant à lui utilisé comme espace de libre expression où les fresques murales des artistes résidents fleurissent. Cependant, ces fresques pourront évoluer au grès du temps, des envies et des invitations lors de divers évènements à venir

La scène locale girondine mise en avant

Le bâtiment est composé de 800m2 d’ateliers individuels investis par Charl Zarl, Chloé SAGNOL, EPIS, Mt., Jean Rooble, Landroïd, Stéphane Carricondo, Tomas Lacque et TRAKT. Chacun ayant son univers, c’est ainsi que le graffiti, la sculpture, la rupture visuelle, la recherche autodidacte mélangeant les genres, le surréalisme, l’insolite en fusion avec la technologie, la recherche vibratoire et spirituelle, le minimalisme et le sens du détail cohabitent au sein de cet espace de création.

Enfin, les 8 artistes résidents sont reconnus pour leur implication dans la vie culturelle et artistique régionale. 1000 M2 est donc un lieu dédié au développement professionnel et à la diffusion de la scène locale. Les 200M2 de galerie sont donc dédiés aux artistes et collaborations diverses.

1000 M2 Un espace ouvert au public

Le collectif prévoit d’animer des ateliers de découverte ou d’initiation à destination de tous les publics. De fait, des visites sont possibles, sur réservation pour le moment. Celles-ci sont disponibles via le site https://www.1000m2.org/visites/

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EPIS /photo @tezia

Aussi, nous te conseillons de suivre de près les actus sur le site (onglet « programme 1000 M2 » et « réserver votre visite »)

Une première exposition:

Suite aux visites des ateliers lors de l’inauguration, 1000 M2 propose sa première exposition. « Ruptures » du vendredi 12 dimanche 14 février par Mt. (Pensez à réserver sur leur site internet).

INFOS UTILES

A noter que le site internet https://www.1000m2.org est réellement le lieu où se trouvent toutes les infos concernant les expos et évènements à venir.

Landroïd/ photo @tezia

Source article : communiqué de presse 1000M2. Photos réalisées lors de la visite inaugurale de décembre 2020. Remerciements aux artistes

DYOX: LA COULEUR DANS LA PEAU

Dyox realise sa fresque devant les étudiants de Vatel

Dyox est un graffeur originaire de Valence (Espagne), venu s’installer à Bordeaux, il fait partie du  Grafitti Crew 3GC. Gagnant du concours Vatel 2019, présent lors du Graffiti Jam de Tonneins, il a accepté avec plaisir de répondre à quelques questions

D’OÙ VIENT TON BLASE DYOX ?

DYOX et l'une de ses oeuvres de graffiti

Il fait référence à l’oxyde de titane, qui est de couleur blanche la mère de toutes les couleurs. C’est aussi un matériel qui est utilisé pour polir le diamant.Et comme je suis graffeur, je cherchais un nom assez court d’environ 4-5 lettres. Le but étant de graffer rapidement, combiner les lettres. Le X n’étant pas facile à réaliser, Dyox ça me plaisait et c’était pour moi comme un challenge. 

QUAND AS-TU COMMENCÉ À PEINDRE EN EXTÉRIEUR ?

Contribution de Dyox au Jam de Tonneins

J’avais 12 ans, je dessinais depuis plus petit et j’ai eu envie de peindre dans mon village. Aujourd’hui avec le travail c’est devenu un peu plus compliqué de caler ça dans l’agenda mais c’est quelque chose qui me fait du bien alors je le fait dès que j’ai un peu de temps. Je suis tatoueur et illustrateur mais même si je réponds à des commandes d’entreprises et de particuliers ; peindre reste une passion. Une passion parfois physique qui demande pas mal d’organisation.

A Tonneins j’essayais de peindre le matin pour avoir le maximum d’ombre. La chaleur était écrasante, c’était très dur et physique mais le résultat valait bien ces efforts. 

UNE ATTIRANCE POUR DES PERSONNAGES UN PEU FUTURISTE, DANS LE STYLE BD ?

Araignée bubble, peinture urbex

Il y a un rapport avec le métier d’illustrateur. J’aime beaucoup la bd depuis tout petit, c’est donc un peu une manière de montrer mon admiration pour cette discipline et ceux qui la font vivre.

De ce fait, j’aime aussi produire des compositions semi surréaliste, semi science-fiction. J’aime le côté futuriste-acide que je peux donner et aussi un peu lysergique et hallucinant, ça me plait beaucoup.

QUAND TU PEINS : UN MESSAGE À ENVOYER ?

Cela dépend du contexte : si c’est une série de travail en toile ou un mur en festival ou un Jam un dimanche avec les potes. Parfois il y a un message derrière, oui, même un peu caché, et parfois c’est juste un exercice de composition, de technique, de graphisme, de couleurs. Un jeu de couleur, de formes et d’imbrications

EN TANT QUE GRAFFEUR, QUELLE VISION AS-TU DU STREET ART 

fresque de Dyox, Bordeaux

C’est la porte ouverte à la multi techniques pour le graff ainsi que la conciliation entre le monde du graff et les galeries et le public universel. Moi je suis Graffeur, mais comme je travaille l’illustration je suis dans la ligne entre le graffiti et quelque part le street art. Il y a du street art que j’admire beaucoup, que je ne trouve pas très technique mais le message est fort. De ce fait, ce qui va me plaire : c’est si le message et/ou le code est intéressant. Je pense qu’il y a beaucoup de gens devenus street artiste par la « mode » ils sont peintre sur toile et le street art et le graffiti répond à un besoin de reconnaissance pas économique mais pour l’égo. En effet, dans la rue tout le monde te voit, et la reconnaissance, les artistes aiment quand même bien ça pour l’égo.

Finalement, le street art arrive après le graff: c’est un fils du graff. Les graffeurs se sont battus à la rue, sortis à la rue, mais il y a des street artistes qui ont fait des trucs incroyables aussi. Pour moi le street art c’est la conciliation entre le graff, les galeries et le public universel

PEUX-TU NOUS PARLER DU CONCOURS VATEL, DE LA FRESQUE « IDENTITY » ?

Des personnes m’ont informé du concours, alors j’ai eu envie de participer. Je me suis dit que c’était une opportunité pour rentrer dans le circuit à Bordeaux. Je suis connu dans le milieu mais pas pour le public. Du coup des gens se sont intéressés à mon travail. L’année prochaine je serai Jury, et je participerai donc d’une autre manière.

FRESQUE « IDENTITY » : PLUSIEURS SYMBOLES

Le thème c’était la Multi-culturalité alors j’ai choisis de faire des symboles culturels, historiques ou mystiques de différents horizons. Je souhaitais montrer qu’au final le but est le même, le chemin à la mort est le même, l’adoration des dieux est la même et au final on forme tous la même chose, avec différentes couleurs, différentes manières de faires ou habitudes et traditions.  Au final on parle tous de la même chose.

J’ai cherché par cette œuvre à mêler technique, concept et abstraction. Avoir un concept c’est beaucoup plus intéressant, ça donne du sens à mon travail. Je cherche à provoquer une vibration, un feeling, un questionnement du spectateur.

La main avec la flamme représente l’énergie qui flotte et qui dit qu’on est tous la même chose, la même lumière. On retrouve le renard à neuf queues Kitsune qui est un symbole de protection japonais, le calavera mexicain comme référence à la mort dans le but de célébrer la vie. Puis il y a encore d’autres références: hippie, bouddhiste, la main de Fatima, la colombe catholique, un masque africain. Différents symboles, mais au final tous forment comme un seul et même visage composé de différentes ethnies qui tient dans sa main la même énergie.

 ET TON ARRIVÉE À BORDEAUX ?

A Bordeaux j’ai aussi fait le MUR en 2016 et quelques peintures vers les Aubiers, Darwin lors du festival Bordeaux sous les bombes, ainsi que le Shake Well.

Il faut dire que je fais aussi les anniversaires du Crew et à force de venir à Bordeaux 4 ou 5 fois dans l’année, j’ai décidé de m’y installer. Pour moi le 3GC c’est avant tout mes amis, on peint on voyage ensembles, on est des passionnés soudés.

Photo: Tézia .
Détail du Mur pour le Périgueux Jam par le 3GC
(Bros, Dyox, Gams, Jonz, Ledis, Colyr, Sheme, Moksa, Stab, Bulea, Persu, Mobs, Slick, Drope, Colfer, Cone, TeiGR, Korse, Renz)

ACTUS DE DYOX:

Dyox est aussi tatoueur, tu peux le retrouver dans les salons du tatouage de la région

Tu peux suivre :

Son compte instagram pour suivre ses actus de graffeur : @Dyoxone

Son compte de tatouer et le contacter pour tout projet tatoo: @dyoxink

Et sur Facebook

Le compte Instagram du 3GC : @3GC