Jonone : Free Spirit

Jonone Free Spirit Bordeaux

L’exposition de John Andrew Perello, Jonone ,  » Free Spirit » démarre samedi 25 septembre et sera visible jusqu’au 27 février 2022 à Bordeaux. Initialement prévue en mars 2020 elle signe la ré-ouverture tant attendue de L’Institut Culturel Bernard Magrez. Renseignements directement sur le site de l’Institut pour accès.

Jonone : La peinture est un mode de vie

Jonone, figure incontournable du graffiti a grandit à New York. Enfant, il tisse ses premiers liens avec la peinture. Au grand damne de sa mère car il peignait et dessinait sur les murs de sa chambre.  » Ma mère elle pétait les plombs, je dessinais, elle nettoyait, je continuais ».

Jonone, Free Spirit Bordeaux Institut Culturel bernard Magrez, Bordeaux StreetCulture,Tézia
Jonone – Free Spirit photo @tezia

Il a pu profiter de l’étage du Château dédiée a des créations « in situ ». C’est ainsi qu’une des pièces est complètement recouverte de peintures, tags, drips . Alors, il nous explique alors qu’il y a certainement un ressemblance avec sa chambre d’enfant.

« Petit j’avais compris et je savais qu’on pouvait pas plaire à tous, mais pour moi tout ce qui comptait c’était la peinture. Elle me permettait de m’échapper de la réalité. Puis c’est le hasard de la vie qui m’a poussé, ce n’est pas une carrière mais un mode de vie« .

Jonone

L’importance des couleurs pour Jonone

Jonone,. Free Spirit Bordeaux . Institut Culturel bernard Magrez . Bordeaux StreetCulture Tézia
John Perello

Adolescent il est fasciné par la peinture de rue qu’il peut retrouver dans le métro qu’il emprunte  » Lorsque je prenais le métro, je voyais ces trains, qui étaient peints et c’était pour moi des flashs. Des couleurs qui sortent d’un tunnel à toute allure créant ainsi une abstraction. J’ai vu ces trains et je me suis dis « Qui fait ça? Pourquoi?  » Et je trouvais ça trop cool les gens qui peignaient dans le métro et je voulais faire pareil ».

De fait, on retrouve dans son style cette abstraction de couleurs. Il à voulu recrée la sensation de quelque chose qui bouge à toute vitesse. « ça ne m’intéressait pas de faire quelque chose de figé et figuratif »

Enfin, à 17 ans il est fondateur du 156 crew avec d’autres graffeurs et amis.  » Je ne voulais pas être comme la plus part des gens . »Tu dois faire ceci, et pas ça ». Je ne voulais pas être « le commercial que tout le monde aime ». Moi j’aimais peindre mon nom « JONONE » et si je pouvais toucher quelqu’un dans mon quartier ou quelques amis quand je le faisais, et bien c’était cela qui était important pour moi et les autres je m’en foutais »

Free Spirit: Une Exposition Unique

Pour réaliser cette exposition l’Institut Culturel Bernard Magrez a rassemblé les œuvres de collectionneurs privés, des œuvres originales de Jonone . Mais aussi des création in situ; faites par l’artistes directement au cœur du château bordelais durant plusieurs jours et nuits! C’est ce travail acharné qui rend l’exposition unique.

D’une part, le rez de chaussée est organisé dans le but de faire découvrir aux visiteurs le monde et le style de Jonone.

D’autre part, l’étage est une ligne de création in situ, d’un incroyable contraste. Ainsi, pour Free Spirit, le château du 18eme prête ses murs à un art qui à pour origine les murs de la rue, le graffiti.

Unique tout comme la Jaguar personnelle de Mr Bernard Magrez, ami de longue date de John Andrew Perello. Elle est forcement visible à Bordeaux, aux pieds du château.

Jonone, Institut Culturel Bernard Magrez,  Jaguar Bordeaux StreetCulture Tézia
Jaguar de Mr Magrez peinte par Jonone photo @tezia

« Je crée mon monde à moi, un monde très coloré dans l’abstraction, c’est ma manière de confronter la vie. Cette vie où il faut mettre sa ceinture et conduire à 100 à l’heure, et là c’est plus du quotidien, c’est la liberté, le Free Spirit ! »

Jonone
Jonone, Free Spirit Bordeaux Institut Culturel bernard Magrez, Bordeaux StreetCulture Tézia
photo @tezia

Il faut avoir la pêche! J’aime peindre des choses très colorées, libres et énergiques. A l’image de la vie, j’aime composer du très lisible au fondu. Donner de la joie et de l’énergie, mais je ne sais pas de quoi est fait demain, l’effacement dans le temps. Un peu comme une bougie qui fond.

Jonone

Free Spirit, reflet de la vie de Jonone

Ainsi, Jonone partage avec nous au fil de cette exposition un peinture très sincère, intimement liée à sa propre existence et aux différentes phases de sa vie: jeunesse, paternité. Durant le vernissage il repasse sa main le long de certaines toiles, se rappelle lorsqu’il les a peintes « les toucher, comme je suis le seul à pouvoir le faire, me rappelle tellement de souvenirs ».

Remerciements à l’équipe de l’Institut Culturel Bernard Magrez et Jonone.

Infos Utiles Free Spirit

Photos et contenus médias ne peuvent être utilisés sans autorisation de @tezia

Bordeaux StreetCulture

1000 M2 : un espace artistique à Bègles

Situé dans un ancien bâtiment industriel ; 1000 M2 se compose de 800 m2 dédiés à la création d’ateliers partagés ainsi qu’une galerie d’art de 200 m2. L’espace extérieur est quant à lui utilisé comme espace de libre expression où les fresques murales des artistes résidents fleurissent. Cependant, ces fresques pourront évoluer au grès du temps, des envies et des invitations lors de divers évènements à venir

La scène locale girondine mise en avant

Le bâtiment est composé de 800m2 d’ateliers individuels investis par Charl Zarl, Chloé SAGNOL, EPIS, Mt., Jean Rooble, Landroïd, Stéphane Carricondo, Tomas Lacque et TRAKT. Chacun ayant son univers, c’est ainsi que le graffiti, la sculpture, la rupture visuelle, la recherche autodidacte mélangeant les genres, le surréalisme, l’insolite en fusion avec la technologie, la recherche vibratoire et spirituelle, le minimalisme et le sens du détail cohabitent au sein de cet espace de création.

Enfin, les 8 artistes résidents sont reconnus pour leur implication dans la vie culturelle et artistique régionale. 1000 M2 est donc un lieu dédié au développement professionnel et à la diffusion de la scène locale. Les 200M2 de galerie sont donc dédiés aux artistes et collaborations diverses.

1000 M2 Un espace ouvert au public

Le collectif prévoit d’animer des ateliers de découverte ou d’initiation à destination de tous les publics. De fait, des visites sont possibles, sur réservation pour le moment. Celles-ci sont disponibles via le site https://www.1000m2.org/visites/

Epis lecoktail 1000M2 EP1S
EPIS /photo @tezia

Aussi, nous te conseillons de suivre de près les actus sur le site (onglet « programme 1000 M2 » et « réserver votre visite »)

Une première exposition:

Suite aux visites des ateliers lors de l’inauguration, 1000 M2 propose sa première exposition. « Ruptures » du vendredi 12 dimanche 14 février par Mt. (Pensez à réserver sur leur site internet).

INFOS UTILES

A noter que le site internet https://www.1000m2.org est réellement le lieu où se trouvent toutes les infos concernant les expos et évènements à venir.

Landroïd/ photo @tezia

Source article : communiqué de presse 1000M2. Photos réalisées lors de la visite inaugurale de décembre 2020. Remerciements aux artistes

Asu : calligraphie et révélation spirituelle

Asu Calligraphie

Nous avons pu rencontrer Asu lors de l’exposition arborescence qui se tient à la galerie Magnetic Artlab du 4 septembre au 10 octobre 2020. Avec une expérience de plus de 10 ans de calligraphie, à 30 ans aujourd’hui Asu vie à plein temps son art qui lui apporte également une dimension spirituelle.

Calligraphie du rêve à la réalité

Asu tire son blaze de «asubakatchin » qui signifie attrape rêve en amérindien.

A l’adolescence, Asu fait une école de peintre en lettre puis il étudie les arts graphiques à Lyon. Il arrête ses études. Asu se cherche, il sait qu’il veut travailler dans l’art. Mais quoi exactement ? Il l’ignore. Il avait très envie de toucher à la peinture mais ne le faisait pas. Une nuit il rêve qu’il fait de la calligraphie, c’est une révélation pour lui. Le lendemain matin il part acheter une calame.

La calligraphie :démarche spirituelle et multidimensionnelle d’Asu

Comme il se centre plus sur l’énergie que sur le texte, il crée son propre alphabet inspiré de la calligraphie arabe. Ses lettres sont également mêlées au solfège ; ainsi sa recherche graphique peut faire penser à des partitions.

« Je m’intéresse à la spiritualité, que tout ce qui vie vibre. Aussi, du fait de l’abstrait, chacun va faire sa propre interprétation, ce qui amène un effet de reflet. Tu ne vas pas voir quelque chose de concret, tu vas voir qui tu es par ce que tu ressens comme vibration ».

Ici il a pensé au thème de l’arborescence et c’est à chacun d’avoir sa libre interprétation. C’est un grand trait de la calligraphie abstraite : chacun peut voir des choses différentes et faire sa propre interprétation.

« Je n’écris plus rien, je ne veux pas écrire des choses, j’ai besoin que cela soit intuitif et vibratoire. »

Des couleurs choisies, dépendantes des humeurs de Asu .

Très inspiré par Espagne et l’ Orient, Asu aime faire penser au sacré « j’utilise de l’or, du rouge, du bleu et du bordeaux, cela évoque pour moi les mosaïques et les vitraux, quelque chose d’ordre spirituel »

« Je peins en fonction de mon humeur. J’aime le parallèle d’améliorer mon art et m’améliorer en tant que personne. Plus je me cherche plus je me trouve et plus je trouve mon art ».

Un travail de la matière :

Asu aime l’idée de chercher à l’intérieur des choses, de transformer un élément ancien en un nouveau sujet. Pour lui cela revient à se purifier, évoluer, comme peut le faire un être humain.

Il a l’idée de recouvrir des toiles anciennes qu’il n’aimait pas. Accidentellement la peinture ne tenait pas car c’est compliqué de recouvrir une peinture métallique.

« Je cherchais à rendre mon travail plus texturé, à lui donner du relief. J’ai commencé à recouvrir puis j’ai vu que la peinture s’écaillait. Puis l’ancienne œuvre avec ses courbes de calligraphie est réapparue, se mêlant subtilement à la nouvelle composition. »

« Au moment où je réalise cette idée, j’ai commencé à avoir peur lorsque j’ai vu la peinture qui commençait à bouger et s’écailler, je ne savais pas vraiment où j’allais, c’était une réelle découverte, une prise de risque, mais j’étais satisfait du résultat. »

Toile N°6, collection Archéologie, photo @tezia

Ce nouveau procédé qu’il découvre lui fait penser à quelque chose d’antique et d’oublié qui peut resurgir. Le fait que ce qui est représenté soit abstrait renvoie à cette sensation que peut avoir un archéologue « on ne sait pas encore totalement ce qui est écrit en Egypte par exemple »

Les calligraphies d’Asu ne portent pas de nom mais des numéros. « C’est moins propice à guider l’interprétation ». Son univers riche en évolutions réunis donc couleurs, formes, abstrait et libre interprétation.

L’exposition arborescence

La galerie Magnetic ArtLab présente l’exposition « Arborescence », analogie entre l’arbre et l’homme autour d’un langage universel, l’expression artistique.
Comme l’écrivait Platon: « L’homme est une plante céleste. »
« Des lignes de vie ciselées dans la paume des mains à la ramification généalogique, des racines comparables au système vasculaire à l’image des forêts associée au poumon de la Planète, ou encore une silhouette structurelle identique » ‟Arborescence” a résonné comme une évidence.
Décalée, graphique, abstraite, spirituelle, vibratoire, symbolique ou poétique mais toujours sincère, toutes ces forces d’interprétation nous donneront à se reconnecter à l’essentiel. (source texte: plmgtc).

Sensible aux personnes en situation de handicap, la galeriste Pierre Lecaroz propose une forme d’exposition innovante : guide en relief au sol, support en brailles et audio

En savoir plus:

Street Art By Vatel Bordeaux Remet le Couvert.

Image street art by vatel

Suite à la première édition de « l’exposition concours Street Art by Vatel » organisée en 2019 et remportée par Dyox, Cost et AT. C’est avec plaisir que nous voyons aboutir la seconde édition de cet événement annuel qui à mobilisé cette année 87 artistes de 21 nationalités.

Couverture @Vatel Bordeaux

Le thème #ACTFORTHEPLANET, un choix des étudiants Vatel.

La première édition Street Art by Vatel Bordeaux avait pour sujet la Multiculturalité. (relire notre article sur Dyox ici : Dyox la couleur dans la peau)

Cette année les étudiants ont choisis de mettre en avant la sauvegarde et la preservation de notre planète et de notre environnement.

87 artistes ont donc envoyé au préalable leur maquette en 90*30cm, 35 ont été sélectionnés. Ils sont exposés jusqu’au 29 septembre à CAP Sciences (Hangar 20, Quai de Bacalan, 33300 Bordeaux).

L’exposition Street Art By Vatel Bordeaux:

C’est une exposition gratuite, qui se déroule au 2ème étage de CAP Sciences. Elle est visible jusqu’au 29 septembre inclus. Les artistes présentés sont:

Alexandros Simopoulos – Angèle -Anis Anis – Bibi Una – Brian Caddy – Dan Ferrer – DEAR – DHOA – El Marto – GonçaloMAR –
Heavy.mentall – Jæn – Jotapê Pax – KIWIE – Koye & Énoraone – LadyBug – Lesivo – Loraine Motti – Luogo Comune – Mike Makatron Art – Mr.THOMS – Monsieur PLUME – Muzai – NATCH – Nemo & Meki –
Samir – Mohamed Sayad – Sêma Lao – Slim – Supa Smoka – Sofia Castellanos – Takir – Ulys (JulieRegard – sly2) – Urka – Zesar Carrion.

urne concours street art by vatel

Il est possible de voter sur place pour 5 œuvres grâce à cette urne

Le concours Street Art By Vatel Bordeaux:

L’exposition et son concours attenant engendre 3 prix différents. C’est Aurélien Desailloud, Directeur Artistique de l’Institut Culturel Bernard Magrez et Président du Jury qui les remettra le 29 septembre.

Le prix du Jury:

Dyox realise sa fresque devant les étudiants de Vatel
Dyox, Gagnant du prix du Jury 2019 réalise sa fresque sur le mur de lécole Vatel devant les étudiants. Photo @tezia

Le jury de Street Art By Vatel Bordeaux est composé majoritairement d’artistes. Leur technicité et expertise est un atout nécessaire car le gagnant aura l’honneur de réaliser sa fresque sur le mur de 3 mètres sur 9 mètres de l’Ecole Vatel Bordeaux, 4 Cours du Médoc. Elle y restera un an, jusqu’au prochain concours. Le gagnant remporte également 3000€. Les membres du jury sont :

Aurélien Desailloud, Directeur Artistique de l’Institut Culturel Bernard Magrez – Régis Glorieux ,Président de Vatel Bordeaux – l’artiste A-MO – l’artiste Charles Foussard – l’artiste Stéphane Carricondo , Membre du Collectif 9e Concept & Directeur Artistique de la Fondation Desperados pour l’art urbain – l’artiste EP1S , membre du collectif Le Coktail – une étudiante de Vatel Bordaux – Radouane-Cyrille Jaber , Conseiller municipal délégué Mairie de Bordeaux -Bernard BlancMaire-adjoint du quartier Chartrons, Grand Parc, Jardin Public- Olivier Occelli, Directeur Général Office de Tourisme et des Congrès de Bordeaux Métropole

Le prix des visiteurs et le prix des internautes:

Deux prix distincts mais qui ont la même particularité: c’est uniquement le public qui décide! Les gagnants remportent 800€ par prix et exposent durant un mois aux Tables Vatel Bordeaux.

C’est très simple: Lors de votre visite, vous pouvez voter grâce à un bulletin de vote Street Art By Vatel Bordeaux mis à disposition sur place. On rappelle que l’exposition est gratuite! Vous participez ainsi au prix des visiteurs.

Votez en ligne : www.vatel.fr/streetartbyvatelbordeaux en renseignant votre adresse mail et en confirmant votre vote via celle-ci. Vous participez ainsi au prix des internautes.

Alors il ne faut pas hésiter à voter en ligne une fois votre visite effectuée!

La remise des prix Street Art By Vatel Bordeaux s’effectue le 29 septembre de 18H à 21. Il est possible d’y participer sur inscription et dans la limite des places disponibles : https://cutt.ly/Ss6B9Hi

Pas d’image, on vous laisse découvrir et apprécier par vous même cette exposition jusqu’au 29 septembre! Et n’oubliez pas: votez pour vos artistes préférés!

Dyox concours Vatel 2019
Dyox, Gagnant du concours 2019, photo @tezia

En savoir plus:

Remerciements à: Alexandra Gomez, Directrice Promotion et Communication, Vatel Bordeaux.

Pierre et le MUR de Bordeaux, une passion Magnetic.

Pierre Lecaroz est le fondateur du MUR de Bordeaux et de l’association Pole Magnetic. Histoire de ce passionné qui a su donner naissance à divers projets d’art urbain qui rayonnent dans la ville de Bordeaux.

Photo de couverture: @Pierre Lecaroz , Mur Jeff Aerosol

Naissance d’une passion pour l’art de rue.

Au début des année 2000, muni de son appareil photo numérique Pierre part en vacances avec sa compagne sur la région de Montpellier. Ils se rendent à Sète au festival K-Live et découvrent des fresques murales et des interventions d’artistes dans la ville.

Pierre Lecaroz devant le Mur de Bordeaux

« J’ai trouvé que cela embellissait l’espace public et aussi que c’était le point de convergence de toutes mes références musicales et graphiques ».

Il commence à constituer une banque d’image. Un jour à la radio il apprend l’existence d’une page communautaire sur un réseau social, il devient contributeur. « Ces interventions spontanées et non cadrées dans l’espace public sont éphémères par définition. Il faut être au bon moment au bon endroit. Et pour moi prendre des photos d’art urbain c’était immortaliser l’éphémère. »

La Page Street Art Bordeaux : le vecteur premier de l’association Pôle Magnétic

Puis l’idée a germé de créer quelque chose sur Bordeaux.  « J’ai demandé au créateur de la page si je pouvais m’inspirer de son concept, il m’a expliqué que ce n’était pas le sien mais qu’il y avait beaucoup de pages dédiées à l’art urbain dans toutes les grandes villes du monde. J’ai donc créé la page Street Art Bordeaux en 2012 ».  L’idée était de partager ses photos avec d’autres passionnés. La page a rencontré un succès immédiat. Pierre Lecaroz fait des rencontres, apprend les codes de la photo d’art urbain (pas de photo de face sans l’accord de l’artiste). Cette page naît donc d’une passion puis a contribué à rajouter de nouveaux défis, maintenir la flamme.

Pierre Lecaroz

« La page a continué à prendre de l’ampleur puis avec d’autres passionnés on s’est rendus compte que pour mener des actions concrètes sur le terrain il fallait officialiser ce qui était virtuel et c’est comme ça que Pole Magnetic est née début 2013 ».

La page Facebook « Street Art Bordeaux », compte aujourd’hui plus de 14 000 abonnés qui en suivent l’actualité.

L’association Pole Magnetic : le point de départ du MUR de Bordeaux et de la galerie.

Une soirée inaugurale est organisée à l’Iboat avec expo collective, performances et dj set. La performance artistique est réalisée par Blow (Monkey Bird Crew) Ador (Nantes) et Atom (Cognac). C’est une réussite.

Pierre Lecaroz est par la suite approché par l’Asso ‘Keep a Breast’ contre le cancer du sein. Pour un projet il doit réaliser un appel d’artiste ; il se lie d’amitié avec un collectionneur parisien Nicolas Laugero Lasserre qui lui permet de contacter Jef Aérosol . C’est ainsi qu’en 2013 ils font habiller le mur qui orne l’entrée du CHU de Pellegrin. La réalisation de ce projet est une carte de visite pour la suite.

« En parallèle à cela j’ai vu que plusieurs murs fleurissaient en France. »  Pierre s’intéresse au M.U.R (mur modulable urbain réactif) « La ville de Bordeaux n’était pas représentée, j’ai envoyé un dossier de candidature et j’ai reçu un cahier des charges en retour avec des contraintes en terme de superficie, visibilité etc ».

La naissance du MUR de Bordeaux : consécration d’une passion

« Le challenge était d’identifier un mur qui réponde à toutes les exigences. J’avais repéré le mur de la salle polyvalente qui est habillée aujourd’hui l’artiste mexicain Spaik, mais il ne fallait pas d’arbres pour pouvoir faire des photos. » Ses recherches l’amènent au mur de l’école publique Stendhal. Pierre expose son projet à la mairie et rencontre la directrice de l’école ; intéressée par le projet à la seule condition que les enfants soient intégrés la première année. C’est ainsi que le MUR de Bordeaux naît en septembre 2014. En juin 2015 les enfants sous la coupole de Charles Foussard ont eu leur vernissage et leur fresque participative, au même titre que les artistes confirmés.

Mur de Bordeaux par Amo
Mur de Bordeaux de Amo, mai 2018 photo @tezia

Le MUR de Bordeaux programme aujourd’hui des artistes à la renommée nationale et internationale pour focaliser l’attention sur la richesse du tissu artistique local sans négliger le Street Art au féminin.

(1/3 -1/3 -1/3 souhaité mais en réalité 45% renommés 45% locaux (France) 10 % féminines.)

Mur de Bordeaux par Loraine Motti
Mur de Bordeaux de Loraine Motti, octobre 2019 photo @tezia

Une âme pour chaque projet:

Au fil du temps et des rencontres, toujours dans cette démarche de développer l’art urbain dans la ville, Pierre prend part à « la saison Street- Art de Bordeaux ». 

« J’essaye de donner une âme à chaque projet, ne pas faire de copier-coller, d’y apporter une approche différente, et une dimension poétique avec un effort rédactionnel ».

En 2018 dans le cadre de la saison culturelle à l’initiative de la ville, il est nommé co-commissaire par la mairie de Bordeaux pour l’exposition à la base sous-marine « légendes urbaines ». 50 000 visiteurs drainés, une belle fréquentation pour 3 mois.

Pierre Lecaroz et Mono Gonzalez , Galerie Pole Magnetic
Mono Gonzalez et Pierre Lecaroz,
Galerie Pole Magnetic Artlab,
Photo @Ivan Quezada

« C’est la consécration de tous les projets que j’ai pu mener. Puis, poussé par des amis j’ai commencé à réfléchir à un modèle économique. A coté de cela, un local se libère au pied du MUR, heureux hasard ! J’ai foncé. C’est un pari car je n’ai pas fait histoire de l’art et être galeriste ne s’invente pas. Je suis certes un passionné mais cela a ses limites, il faut faire des mises en perspective avec l’histoire de l’art, ses références et ses codes aller les chercher. C’est vraiment une nouvelle aventure avec son lot de surprises. »

La galerie Pole Magnetic ArtLab: une vision humaine dans la continuité du Mur de Bordeaux.  

« Pour les collectionneur, l’art est un surplus indispensable et les têtes d’affiches travaillent avec des grosses galeries, avec de gros moyens que je ne n’ai pas. »

Pour Pierre il y cependant une chose essentielle : « Je travaille avec des artistes dont je suis convaincu par la qualité de leurs propositions artistiques et avec qui j’ai l’habitude de collaborer. ».

Pierre Lecaroz travaille beaucoup avec des artistes émergents ou de figures emblématiques internationales. La notoriété n’est pas toujours synonyme de qualité. « J’ai envie de faire découvrir de nouveaux talents et de partager ma passion et de ne pas raisonner uniquement sur le côté spéculatif, démarche plus authentique mais plus risquée ».

Le street-art accessible pour tous

Pour Pierre Lecaroz c’est aussi ça l’esprit Street- Art, que même celui qui n’a pas des gros moyens puisse repartir avec un petit objet. « Je propose un nuancier tarifaire les pièces vont de 30€ à 6000 8000€.  Le problème c’est que le gens qui ont les moyens vont souvent se diriger sur ce qui a de moins cher pour avoir le sentiment de faire des affaires. »

« Ceci me permet de rester proche de ma philosophie de vie. Je suis spontané avec les gens, hommes femme, pauvres, riches, je ne choisis pas mes fréquentations en fonction de leur statut social. La dynamique est à l’image de qui je suis. Je ne cours pas après les artistes « bankable », même si j’en ai également en galerie. Je n’ai pas envie d’une privatisation de l’Art urbain qu’auprès des gens qui ont les moyens. »

La galerie propose généralement une exposition qui dure un mois, avec le MUR de Bordeaux comme vecteur de communication pour la galerie. Les vernissages sont le moment privilégié pour rencontrer les artistes et apprécier leur travail. 

Le mur de Bordeaux fêtait ses 5 ans en septembre 2019 avec la performance N°49 de Ruben Carasco.

(relire l’article à ce sujet)

Ruben Carrasco  Mur Bordeaux
Ruben Carrasco Mur de Bordeaux, anniversaire des 5 ans, Xunorus à la guitare, photo @tezia

En janvier 2020 le 50eme mur est signé Jerk45 du collectif 9eme concept. Le collectif fête également son anniversaire, 30 ans d’existence, c’est l’occasion pour la galerie d’exposer chaque semaine un membre diffèrent du collectif !  C’est ensuite au tour de Mono Gonzalez d’habiller le Mur de Bordeaux. La diversité et la qualité artistique sont toujours au rendez vous!

Pierre Lecaroz, développera de nouveaux projets d’ici 2021 qu’il garde secrets pour le moment.

Comment suivre les actus et les projets à venir ?

-Sur Facbook et Instagram

Mur de Bordeaux par Mono Gonzalez
Mur de Mono Gonzalez « le dernier baiser » mai 2020 photo @tezia

Yellel: Hamid Ben Mahi

Compagnie Hors serie

Photo de couverture ©-Jean-Charles-Couty

Nous avons pu assister le 4 février à Saint Médard en Jalles, salle Carré-Colonnes, à la représentation de Yellel. C’est la 14eme pièce de la compagnie Hors-Série qui fête ses 20 ans cette année. Fondée par le danseur et Chorégraphe Bordelais Hamid Ben Mahi. Pour donner vie à Yellel il s’est entouré de 5 talentueux danseurs et de 3 musiciens qui ont composé une bande son unique pour cette création (Manuel Wandji, Hackim Hamadouche et Ahmad Comparé). Ils nous présentent un mélange subtil entre danses et musiques traditionnelles d’Orient, batterie, percussions et Hip Hop contemporain avec pour fil conducteur la question identitaire « Qui suis-je ? D’où je viens et où je vais ? »

Vidéo de  © Grégory Martin

Yellel : une réflexion autour des identités

Lorsqu’il a imaginé Yellel, Hamid a trouvé un vecteur d’inspiration dans le livre d’Amin Maalouf « les identités meurtrières » . Cet essai relève le fait que nous avons tous plusieurs appartenances alors que notre société nous demande parfois de choisir l’une d’entre elle.  

« Il faut apprendre à vivre avec plusieurs appartenances et tout est une richesse, alors pourquoi choisir ? Je dis souvent, qu’on est parfois plus proche de son voisin que d’un cousin qui est à 1000km, mais on a aussi des attaches avec ce cousin qui est si loin ».

Hamid Ben Mahi

La question identitaire est le sujet principal de l’œuvre. Hamid a grandi à Bordeaux. En choisissant Yellel comme titre (nom du village algérien dont son père est natif), il fait ainsi un clin d’œil à ses origines, part de sa propre identité.

Yellel : entre Hip Hip et danse traditionnelle

La danse Hip Hop est née aux Etats Unis dans les années 60-70 et est arrivée en France dans les années 80. Hamid a repris beaucoup de variantes de la danse Hip Hop. On retrouve des techniques au sol : break dance, top-rock, voguing et d’autres techniques debout qui viennent de Los Angeles : tutting, funk style, locking et popping.

« Nous avons fait école de toutes ces techniques et nous avons mélangé différentes danses, académiques, contemporaines mais aussi traditionnelles d’Orient. »

Hamid Ben Mahi

Grâce à la présence des danses ancestrales et traditionnelles d’Orient issues de différentes techniques d’Afrique et du Maghreb, Hamid a pensé Yellel comme une forme de rituel, de fête, de partage. On retrouve un mélange des danses alaouis, des danses palestiniennes, du dabkeh libanais, des danses soufies, de gnaouas (Maroc) ainsi que des danses touarègues.

Yellel. Dance Hip Hop.Hamid Ben Mahi. Omar Rechimi. Compagnie Hors Série
Photo © Pierre Planchenault

Présentation des danseurs : 

Hamid BEN MAHI

Il démarre en tant que gymnaste. Puis il se dirige vers le Hip Hop. Hamid a commencé à danser il y a 30 ans dans les cités du Grand Parc et des Aubiers avec le  groupe de Rap FGP (Future Génération Posse) de Souleymane Diamanka.

En parallèle, il intègre le conservatoire de danse académique. Hamid touche à tout, il s’intéresse à la fois à la danse contemporaine mais également aux différentes techniques classiques, américaines etc.

Aïda BOUDRIGUA

D’origine tunisienne, elle a une formation contemporaine. Elle a également pu travailler un métissage de différentes techniques : salsa flamenco, hip hop, funk, hype.

Matthieu COROSINE

Passionné depuis tout petit, il a commencé en prenant des cours de base dans tous les styles du Hip Hop. Puis, il se découvre une sensibilité forte pour le break danse qu’il a beaucoup travaillée. Enfin, il décide de se mettre au hip hop freestyle, une des danses qui se pratique plutôt debout, tout en ajoutant les bases assimilées avec le break.

Omar REMICHI

Né à Alger, son premier style de danse était le Hip Hop. Ensuite il s’intéresse à la danse traditionnelle et intègre le ballet national d’Algérie. Aujourd’hui, Omar fait partie du groupe Last Squad de Bordeaux, champion du monde de break en 2019.

Il touche à tous les styles de danse mais sa spécialité reste le break « tout ce qui est dur » c’est un danseur de popping et locking.

Elsa MORINEAUX

Arrivée à Bordeaux pour faire une formation contemporaine, elle a commencé par le jazz, puis a découvert le Hip Hop avec le break. Aujourd’hui elle s’intéresse aussi au lock, pop, house.  

Arthur PEDROS

De parents danseurs, on dit d’Arthur qu’il est né dedans.Il s’est formé dans différentes écoles du hip hop, puis s’est spécialisé en locking pour la compétition mais également en danses contemporaines et modernes pour la création.

Compagnie Hors série , Yellel, Hamid Ben Mahi
Photo ©-Jean-Charles-Couty

Yellel puise la richesse de sa représentation dans la rencontre de diverses disciplines et véhicule ainsi un message fort . Que ce soit à travers la danse ou dans la vie de tous les jours, Il y a des codes, des identités diverses dont le mélange est possible car c’est l’ensemble qui fait naître l’harmonie.

Mêler plusieurs appartenances sans avoir nécessairement à choisir. Puisque une identité entière n’est pas le fruit d’une seule appartenance mais de l’imbrication de plusieurs univers.

« La danse vient pour Oublier, s’oublier pour laisser ces questions de quête identitaire. »

Hamid Ben Mahi
Yellel, Elsa Morinaux, compagnie Hors Série, Hamid Ben Mahi
Photo ©-Grégory-Martin

Infos utiles et Actus:

La compagnie Hors-Série organise un Carnaval Hip Hop en collaboration avec le Carnaval des Deux Rives, Le Rocher de Palmer, La Rockschool Barbey et la Fabrique Pola,  !

Un parade dansée aura lieu le 8 Mars. Ainsi qu’un workshop hip hop gratuit et ouvert à tous au Rocher de Palmer du 2 au 8 Mars 2020. L’occasion de découvrir les techniques hip hop, popping, etc avec Hamid Ben Mahi, Frédéric Faula, Omar Remichi et d’autres artistes invités !

lien de l’événement facebook: https://www.facebook.com/ events/527915571264345/

Remerciements à la compagnie Hors Série dont Ninon Boyer , le Carré Colonnes, Sarah Fondeville de Urban Art Bordeaux et Prune Thevenon.

Photos et vidéos: Jean-Charles Couty, Grégory Martin, Pierre Planchenault .

Matth Velvet : Standard club

Matth Velvet standard Club

Nouvellement Bordelais, remarqué par son talent de coloriste Matth Velvet, est le Deuxième artiste qui prend possession de l’atelier résidence de l’Institut Culturel Bernard Margez. Il succède à Rouge et nous offre une exposition de pièces uniques et hautes en couleurs. Elles sont visibles dans le pavillon de la Boétie jusqu’au 22 mars 2020.

Egalité entre la rue et l’atelier.

Dans les années 2000 Matth utilise l’aérosol et pratique le graffiti classique, pour diverses raisons il abandonne ce procédé et travaille uniquement au pinceau. Il expérimente les couleurs, apprend les noms des teintes des pigments puis assez naturellement s’est réduit à celles qu’il prend le plus de plaisir à travailler. « Pour moi c’est intéressant de travailler le bleu et le jaune, cela me permet d’exprimer beaucoup de typologies de lumière. »

Matth Velvet oeuvre de rue Bordeaux
photo @nicopoussain

Son processus de création est semblable en extérieur et en atelier, il reprend la façon de peindre dans la rue, « Comme on ne peut pas généralement trop s’y attarder, je me fais une palette de 8 couleurs et réduis l’image sur ces 8 teintes ».

Lorsqu’il peint en extérieur, il réalise le même genre de sujet qu’en atelier. « J’ai pour volonté que dans la rue mes œuvres soient des tableaux gratuits. » Il essaye donc de chercher des murs au format de tableau. Matth Velvet est également intéressé par différents supports tels que des objets de la vie courante qu’il transforme en œuvres d’art : portes, pièces automobiles , Bloc stop.

Une passion pour les objets, une réflexion sur la production

Designer industriel de formation Matth Velvet prend un réel plaisir à représenter des objets.  L’esthétique industriel l’intéresse toujours. Cependant cette expérience professionnelle l’a amené à se questionner sur le réel besoin de produire autant. Matth est sensible aux limites de l’exploitation des ressources.  « Après avoir vu comment les choses que je dessinais étaient fabriquées, je préfère aujourd’hui que mes réalisations restent à l’état de tableaux ».

L’œuvre « rate now » est une réflexion sur le transport de marchandises qui peuvent venir de l’autre bout du Monde. « Le cargo représente toutes ces choses qui pourraient être à l’échelle locale et qui traversent le Monde. »

Ses œuvres sont empreintes de l’expérience de ce premier métier et de son amour pour l’esthétique des objets. Elles nous amènent à nous questionner sur notre rapport à la possession et à ce que nous y recherchons… et à quel prix.

Standard club : l’Homme et l’accumulation de biens matériels

« Dans l’idée de standardisation il y a aussi l’idée d’industrialisation, de répétition d’objets. C’est aussi un clin d’œil à ce qu’était mon ancien métier ». Le titre « Standard club » est choisi en rapport au standard matériel occidental auquel on souhaite accéder globalement. « Acquisitions, pour faire partie d’une sorte de club, avoir sa  carte de membre. Mais est- ce vraiment ce qu’on veut poursuivre dans la vie ? » 

Objets et image

Pour Matth dans un bien matériel il y a un côté volatil et éphémère mais aussi un attachement pérenne qu’on peut avoir aux choses et aux souvenirs qu’elles engendrent.

« Parcelle » représente bien « standard club », c’est l’idée des vacances estivales et de cette plage où chacun veut obtenir sa parcelle de bonheur. Mais finalement on y manque un petit peu d’espace. Une scène qu’il a voulu représenter comme étant assez heureuse et paisible dans les actions des personnages. Le fond n’est cependant pas couleur sable mais violet-gris pour un effet qui rappellerait plutôt le bitume, et donc quelque part l’inconfort de quelque chose qui n’est pas naturel.

Objets et souvenirs

Matth Velvet exposition standard cluc Bordeaux Magrez

L’œuvre « pré internet-era » représente des Voitures téléguidées. » C’est un rapport à l’enfance, à des objets que j’ai pu connaître dans mon jeune âge. Quand on poussait les portes de la maison et qu’on allait jouer dehors avant qu’internet s’installe dans notre quotidien « 

Matth Velvet exposition standard club Bordeaux Institut Bernard Magrez
Succession
photo @tezia

La peur de la perte

Enfin dans cette idée de rapport de l’Homme à l’objet Matth apporte plusieurs pistes de réflexion. Celle de l’acquisition/ possession et de l’accumulation / image mais aussi également de la peur de la dépossession des objets. Il représente des structures fragiles et des intrus dans certaines œuvres qui viennent fournir l’équation possession/dépossession.

Moi quand j’étais petit on me disait si un jour vraiment tu réussis tu auras peut-être une Porsche »

Standard Club, Matth Velvet
Standard Club

 Dans l’oeuvre « Standard club » qui porte le même nom que l’exposition, on peut voir des choses qui s’effondrent, un équilibre instable : amas d’objets et puis une Porsche symboliques de la possession et de la réussite.

Matth Velvet: en découvrir plus sur Bordeaux:

Dans le quartier des Capucins ou celui des Chartrons, tu peux retrouver certaines de ses œuvres de rue, En poursuivant ta balade sur les quais, au niveau du skate parc tu pourras découvrir des bloc-stop embellis par l’artiste.

Volée pour pièces, une oeuvre itinérante de Matth Velvet.

Tu peux aussi suivre le parcours de « volée pour pièces » sur Instagram. Matth Velvet participe au projet  « courts-circuits » de la fondation  Desperados qui promouvoit l’art urbain. C’est l’une des 6 œuvres confiées le 15 novembre dernier à 6 passionnés d’art urbain, lors de la soirée d’inauguration qui se tenait au sein de la galerie Pôle Magnetic Artlab. Grâce à ce projet inédit, cette œuvre se promène occasionnellement à Bordeaux dans les bras de son adoptant.

"volée pour pièces"
oeuvre itinérante de Matth Velvet
« Volée pour Pièces » quitte la galerie Pole Magnetic
photo @tezia

Autres Infos utiles pour Matth Velvet :

  • On t’invite donc à venir sur place et découvrir cette fabuleuse exposition jusqu’au 22 mars, les 12 œuvres de Matth Velvelt ainsi que le Mur dans la cour du château Labottière.
Mur de Matth Velvet
Le mur du Château Labottière
Institut Culturel Bernard Magrez

Rédaction : Tézia ; Photos: Nico Poussain , Tézia

RUBEN CARRASCO: NEOSHAMANS AU M.U.R

Ruben Carrasco Neo Mur Bordeaux

Ruben Carraco signait la performance n°48 c’était le 13 septembre, le M.U.R de Bordeaux fêtait ses 5 ans et
Artiste d’origine mexicaine habitant au Canada, grand voyageur, il fait part d’une grande sensibilité envers la nature.
Son coup de pinceau ne laissant personne indifférent, Claudio Maldonado Aka Xunorus, guitariste compositeur argentin qui passait par pur hasard devant le mur a tout de suite été séduit et inspiré. Si bien qu’il a tenu à participer au vernissage. Un très beau cadeau d’anniversaire pour le M.U.R ; C’est Pendant la réalisation de cet incroyable renard endormi, peint sur les 35M2 du mur avec seulement 350Ml de peinture que nous avons pu rencontrer Ruben, il partage avec nous sa philosophie artistique

UNE EXPRESSION ARTISTIQUE PLURIELLE:

Ruben Carrasco a commencé à peindre comme tous les enfants, sauf qu’il ne s’est jamais arrêté. Il a très vite eu le sentiment d’avoir trouvé sa voie et il s’est lancé.

« J’avais l’idée de faire de la peinture, de m’exprimer artistiquement. Aujourd’hui je réalise cela sur plusieurs surfaces et supports : murs, toiles, sculptures, et même art digital. »

Originaire du Mexique, Pays du muralisme, cela ne le définit pas mais il y a pour Ruben Carrasco une influence inconsciente : « C’est comme pour Bordeaux avec le vin, on n’est pas nécessairement conscient de ça mais il y a certainement une influence. Car c’est finalement quand tu sors du pays, de son ancrage, de ce qui peut le définir dans ses particularités que tu deviens plus conscient de celles-ci » .  

Ruben Carrasco peint le renard endormis, Bordeaux

Muralisme

Rappelons que le muralisme est un courant artistique né à la suite de la révolution mexicaine de 1910. Pour les artistes les murs sont l’objet de toutes les attentions artistiques car ils sont à tout le monde et peuvent s’adresser à la compréhension de tous, même ceux qui n’ont pas la chance de savoir lire. Selon Ruben, le muralisme était très exigeant par le passé. Avant de dire « je suis un muraliste » il devait y avoir beaucoup de technique et de connaissance « chimique » : la surface, la préparation du mur etc… c’est quelque chose qui à beaucoup évolué aujourd’hui.

« Je me suis dirigé vers des études en Art Plastique au Mexique. Mais je n’ai pas fait les 5 ans d’études que voulait le « cursus ». J’ai pris ce que je voulais prendre et j’ai voulu construire le reste par moi-même. J’ai cependant trouvé intéressant de rencontrer des Maîtres qui me parlaient de concepts »

ENTRE CONCEPT ET PHILOSOPHIE

Aujourd’hui Ruben Carrasco passe beaucoup de temps en studio. « Si je sors faire un mur c’est pour quelque chose de très spécifique. Je ne suis pas quelqu’un qui va spontanément descendre peindre ; Pas parce que je ne veux pas mais parce que je n’ai pas forcement le temps ou l’opportunité de faire cela »

Cependant d’ici l’an prochain il a pour projet d’insérer ses œuvres dans des lieux pas accessibles à tous, des lieux underground, (voire interdits au public) des lieux que tu dois chercher. Le but étant de ne pas imposer une idée dans le lieu public. Lieu public auquel il est attentif . 

école et Mur de Bordeaux, enfant et renard de Ruben Carrasco

« Ici on est près d’une école et je veux que le message touche aussi les enfants. J’aime peindre dans l’idée philosophique. On est sur cette planète et ici nous sommes l’artifice de la nature, et même si on ne fait rien on affecte toujours la nature. Je veux faire le minimum d’impact. J’essaye donc de faire attention aux produits et utiliser le minimum »

Donc pas de bombe et très peu de couleurs sont utilisées.

RUBEN CARRASCO: UNE TECHNIQUE PRIVILÉGIÉE

Il s’agit d’une technique de peinture, le Drybrush, aussi appelée « technique du pinceau sec ». Les artistes qui utilisent cette technique vont généralement la réaliser plutôt en « étape dans un processus de réalisation ». Ils vont ensuite utiliser différentes couches de peintures et épaisseurs, différents pinceaux pour une réalisation formelle « académique ». C’est donc pour eux une utilisation partielle dans un processus.

Ruben Carrasco l’utilise complètement. Il la décrit comme une technique utile et facile.  Pour ce MUR de 35m2 il aura utilisé 350 ml de peinture et trois pinceaux. En revanche c’est un procédé avec lequel il n’a pas droit à l’erreur : il est très compliqué, voire impossible de repasser une fois le mouvement effectué.

L’EXPOSITION NEOSHAMANS : UN REGARD SUR L’INTERACTION DE L’HOMME AVEC LA PLANÈTE.

Ruben Carrasco à grandit entre la campagne et la ville, il a été sensibilisé très jeune à la chasse et à l’agriculture. « Par ces activités, j’ai eu une interaction directe avec la nature, je suis sensible au regard qu’on peut avoir sur celle-ci et également à la beauté des animaux. La « beauté » c’est le regard humain, mais pour l’animal elle fait partie de sa biologie, car elle influence la survie de certaines espèces. Et c’est intéressant cette idée d’un esthétisme pas nécessairement au service du fait de plaire. »

Ruben Carrasco Neo Shamans
Neo Shamans, Ruben Carrasco
Photo Tézia

L’exposition Neoshamans qui est visible jusqu’au 12 octobre prochain à la galerie Pole Magnetic Artlab se structure autour de deux façons d’interagir avec la planète : l’aspect scientifique et aspect chamanique. Une partie pragmatique et une autre métaphysique qui se joue autour de « l’humain », qui reste soit un « super scientifique soit un super chaman ».

« J’essaie donc de montrer comment on peut tomber sur la dévalorisation de certains points de la nature car notre regard reste humain. Scientifique ou chaman il reste emprunt de nos normes et de notre statut social.On pense avoir le « Pouvoir » par la connaissance, Mais que connaît on vraiment ? Aussi on croit que par la connaissance on avance, mais est ce qu’on avance vraiment ? »

Ainsi, il compose avec la nature, l’interaction spirituelle, la contemplation, l’empathie avec cette nature qu’on ne connaît pas vraiment, dans un contexte futuriste.

LAST FOREST DREAMER : UN RENARD QUI DORT ?

« Je trouvais que cette position donnait une forme de paix. Il y a une certaine beauté dans un corps mort ou endormi car il prend une place différente, sans tension. J’ai trouvé l’Inspiration dans le fait que chacun va se questionner différemment selon son inspiration : il dort ou il est mort selon l’interprétation de chacun, bien que mort il ne serait pas dans cette position, sauf si il était inconscient. Alors l’interprétation est vraiment libre. »

Il y a deux messages que Ruben Carrasco sous-tend avec Last Forest Dreamer : d’un côté la beauté du renard et de l’autre les arbres coupés qui signifient la déforestation. Une idée esthétique pour attirer l’attention, puis un second regard où quelques personnes vont se poser des questions parfois dérangeantes avec cette idée de mort possible.

On vous laisse donc faire votre propre interprétation en vous rendant au MUR!

INFORMATIONS UTILES POUR Ruben CARRASCO:

Bordeaux StreetCulture Remercie Ruben, Alla, Pierre et Claudio

DYOX: LA COULEUR DANS LA PEAU

Dyox realise sa fresque devant les étudiants de Vatel

Dyox est un graffeur originaire de Valence (Espagne), venu s’installer à Bordeaux, il fait partie du  Grafitti Crew 3GC. Gagnant du concours Vatel 2019, présent lors du Graffiti Jam de Tonneins, il a accepté avec plaisir de répondre à quelques questions

D’OÙ VIENT TON BLASE DYOX ?

DYOX et l'une de ses oeuvres de graffiti

Il fait référence à l’oxyde de titane, qui est de couleur blanche la mère de toutes les couleurs. C’est aussi un matériel qui est utilisé pour polir le diamant.Et comme je suis graffeur, je cherchais un nom assez court d’environ 4-5 lettres. Le but étant de graffer rapidement, combiner les lettres. Le X n’étant pas facile à réaliser, Dyox ça me plaisait et c’était pour moi comme un challenge. 

QUAND AS-TU COMMENCÉ À PEINDRE EN EXTÉRIEUR ?

Contribution de Dyox au Jam de Tonneins

J’avais 12 ans, je dessinais depuis plus petit et j’ai eu envie de peindre dans mon village. Aujourd’hui avec le travail c’est devenu un peu plus compliqué de caler ça dans l’agenda mais c’est quelque chose qui me fait du bien alors je le fait dès que j’ai un peu de temps. Je suis tatoueur et illustrateur mais même si je réponds à des commandes d’entreprises et de particuliers ; peindre reste une passion. Une passion parfois physique qui demande pas mal d’organisation.

A Tonneins j’essayais de peindre le matin pour avoir le maximum d’ombre. La chaleur était écrasante, c’était très dur et physique mais le résultat valait bien ces efforts. 

UNE ATTIRANCE POUR DES PERSONNAGES UN PEU FUTURISTE, DANS LE STYLE BD ?

Araignée bubble, peinture urbex

Il y a un rapport avec le métier d’illustrateur. J’aime beaucoup la bd depuis tout petit, c’est donc un peu une manière de montrer mon admiration pour cette discipline et ceux qui la font vivre.

De ce fait, j’aime aussi produire des compositions semi surréaliste, semi science-fiction. J’aime le côté futuriste-acide que je peux donner et aussi un peu lysergique et hallucinant, ça me plait beaucoup.

QUAND TU PEINS : UN MESSAGE À ENVOYER ?

Cela dépend du contexte : si c’est une série de travail en toile ou un mur en festival ou un Jam un dimanche avec les potes. Parfois il y a un message derrière, oui, même un peu caché, et parfois c’est juste un exercice de composition, de technique, de graphisme, de couleurs. Un jeu de couleur, de formes et d’imbrications

EN TANT QUE GRAFFEUR, QUELLE VISION AS-TU DU STREET ART 

fresque de Dyox, Bordeaux

C’est la porte ouverte à la multi techniques pour le graff ainsi que la conciliation entre le monde du graff et les galeries et le public universel. Moi je suis Graffeur, mais comme je travaille l’illustration je suis dans la ligne entre le graffiti et quelque part le street art. Il y a du street art que j’admire beaucoup, que je ne trouve pas très technique mais le message est fort. De ce fait, ce qui va me plaire : c’est si le message et/ou le code est intéressant. Je pense qu’il y a beaucoup de gens devenus street artiste par la « mode » ils sont peintre sur toile et le street art et le graffiti répond à un besoin de reconnaissance pas économique mais pour l’égo. En effet, dans la rue tout le monde te voit, et la reconnaissance, les artistes aiment quand même bien ça pour l’égo.

Finalement, le street art arrive après le graff: c’est un fils du graff. Les graffeurs se sont battus à la rue, sortis à la rue, mais il y a des street artistes qui ont fait des trucs incroyables aussi. Pour moi le street art c’est la conciliation entre le graff, les galeries et le public universel

PEUX-TU NOUS PARLER DU CONCOURS VATEL, DE LA FRESQUE « IDENTITY » ?

Des personnes m’ont informé du concours, alors j’ai eu envie de participer. Je me suis dit que c’était une opportunité pour rentrer dans le circuit à Bordeaux. Je suis connu dans le milieu mais pas pour le public. Du coup des gens se sont intéressés à mon travail. L’année prochaine je serai Jury, et je participerai donc d’une autre manière.

FRESQUE « IDENTITY » : PLUSIEURS SYMBOLES

Le thème c’était la Multi-culturalité alors j’ai choisis de faire des symboles culturels, historiques ou mystiques de différents horizons. Je souhaitais montrer qu’au final le but est le même, le chemin à la mort est le même, l’adoration des dieux est la même et au final on forme tous la même chose, avec différentes couleurs, différentes manières de faires ou habitudes et traditions.  Au final on parle tous de la même chose.

J’ai cherché par cette œuvre à mêler technique, concept et abstraction. Avoir un concept c’est beaucoup plus intéressant, ça donne du sens à mon travail. Je cherche à provoquer une vibration, un feeling, un questionnement du spectateur.

La main avec la flamme représente l’énergie qui flotte et qui dit qu’on est tous la même chose, la même lumière. On retrouve le renard à neuf queues Kitsune qui est un symbole de protection japonais, le calavera mexicain comme référence à la mort dans le but de célébrer la vie. Puis il y a encore d’autres références: hippie, bouddhiste, la main de Fatima, la colombe catholique, un masque africain. Différents symboles, mais au final tous forment comme un seul et même visage composé de différentes ethnies qui tient dans sa main la même énergie.

 ET TON ARRIVÉE À BORDEAUX ?

A Bordeaux j’ai aussi fait le MUR en 2016 et quelques peintures vers les Aubiers, Darwin lors du festival Bordeaux sous les bombes, ainsi que le Shake Well.

Il faut dire que je fais aussi les anniversaires du Crew et à force de venir à Bordeaux 4 ou 5 fois dans l’année, j’ai décidé de m’y installer. Pour moi le 3GC c’est avant tout mes amis, on peint on voyage ensembles, on est des passionnés soudés.

Photo: Tézia .
Détail du Mur pour le Périgueux Jam par le 3GC
(Bros, Dyox, Gams, Jonz, Ledis, Colyr, Sheme, Moksa, Stab, Bulea, Persu, Mobs, Slick, Drope, Colfer, Cone, TeiGR, Korse, Renz)

ACTUS DE DYOX:

Dyox est aussi tatoueur, tu peux le retrouver dans les salons du tatouage de la région

Tu peux suivre :

Son compte instagram pour suivre ses actus de graffeur : @Dyoxone

Son compte de tatouer et le contacter pour tout projet tatoo: @dyoxink

Et sur Facebook

Le compte Instagram du 3GC : @3GC

SETH COLORE L’INSTITUT MAGREZ : 1,2,3 SOLEIL !

l’Institut Culturel Bernard Magrez accueillait au sein du Château Labottière, la première exposition muséale en solo en France de l’artiste Globe Painter : Seth . C’était un véritable voyage immersif avec des œuvres grandeur nature composées d’objets locaux intégrés, de photos, sculptures et vidéos.

SETH À TRAVERS LE MONDE : LES COULEURS DE L’IMAGINATION ET DE LA LIBERTÉ DE PENSER

« On me dit souvent : Mais qu’est-ce qu’il pense ? Est-ce qu’il est triste, content ? Est-ce qu’il est tourné vers le passé ou le futur ? Je réponds : c’est à vous de me le dire ».

Julien prend le nom de Seth en 1995 quand il commence à graffer dans les rues de Paris, très vite il abandonne le lettrage pour réaliser des personnages. Issus de l’univers graffiti et parallèlement diplômé de l’École Nationale des Arts Décoratifs, il utilise diverses techniques, et mélange les styles et les supports.

« On a pas beaucoup d’espace de liberté aujourd’hui avec tout ce qu’on a comme information, et peindre dans la rue c’est aussi une façon pour moi de laisser aux gens une liberté de penser.

Le travail de Seth est toujours articulé autour du même objectif : s’adapter aux lieux, utiliser un endroit et son contexte pour raconter quelque chose. Cette dynamique l’emmène à parcourir le monde, véritable « globe painter »

LE CHÂTEAU LABOTTIÈRE : UNE SALLE DE JEU ET DE PARTAGE

L’exposition était ouverte de l’été à l’automne 201. Pour l’occasion, le château était habillé aux couleurs de Seth. Les colonnes centrales sont recouvertes des teintes du vortex, sur les murs en contrebas des enfants en train de jouer à un jeu de construction. C’est un peu ce que va faire Seth. Au fil de l’exposition il va jouer avec la construction classique du château, l’intégrer à son œuvre, tout en faisant appel à ton imagination.

L’exposition se nomme 1,2,3 soleil. Comme le jeu populaire du même nom dont le principe est de se rapprocher du mur sans se faire voir. Le mur, support indispensable au graffiti et au street art.

Dans une des salles de l’Institut Magrez, Seth rend hommage à Mono Gonzalez, Artiste Chilien de 73 ans, muraliste. Rencontré en 2010, c’est quelqu’un qui l’a beaucoup influencé dans l’idée d’un « street art social » : peindre pour les gens.

« Les premiers spectateurs sont les gens, ceux qui habitent en face, l’idée est de ne pas peindre que pour son propre plaisir, sa photo etc… mais d’avoir ce dialogue avec la vie, le lieu et les personnes qui y vivent. »

ÊTRE GLOBE PAINTER : VIVRE ET PARTAGER SON ART AVEC RESPECT

Seth apporte une importance particulière à dialoguer avec les populations, s’imprégner de l’Histoire, de la culture locale et de l’évolution des pays qu’il parcoure.

« J’estime que j’ai une responsabilité en peignant dans la rue, celle de ne pas faire n’importe quoi. J’essaye que mon idée, mon dessin ne soit pas trop invasif. Le plus important étant que les gens se reconnaissent et que ça leur parle ».

L’artiste apporte en dernier lieu une importance particulière à la photo, «  c’est tout ce qui reste, la peinture s’abîme ou disparaît ».Alors n’hésite pas à te rendre rue de Tivoli à Bordeaux pour découvrir cette exposition unique en France

BON À SAVOIR :

-L’institut Culturel Bernard Magrez, 16 Rue de Tivoli à Bordeaux, propose deux ateliers au château en lien avec l’univers de Seth :

  • le 14 septembre : SETH ET LES FRESQUES VÉGÉTALES DE MONO GONZALES
  • le 28 septembre : SETH -VORTEX A LA BOMBE ET COLLAGE

*Infos et réservation via le site https://www.institut-bernard-magrez.com

-L’entrée au château permet de visualiser les autres expositions en cours.

-Site de l’artiste : http://seth.fr

Photo ©Tézia