SETH COLORE L’INSTITUT MAGREZ : 1,2,3 SOLEIL !

l’Institut Culturel Bernard Magrez accueillait au sein du Château Labottière, la première exposition muséale en solo en France de l’artiste Globe Painter : Seth . C’était un véritable voyage immersif avec des œuvres grandeur nature composées d’objets locaux intégrés, de photos, sculptures et vidéos.

SETH À TRAVERS LE MONDE : LES COULEURS DE L’IMAGINATION ET DE LA LIBERTÉ DE PENSER

« On me dit souvent : Mais qu’est-ce qu’il pense ? Est-ce qu’il est triste, content ? Est-ce qu’il est tourné vers le passé ou le futur ? Je réponds : c’est à vous de me le dire ».

Julien prend le nom de Seth en 1995 quand il commence à graffer dans les rues de Paris, très vite il abandonne le lettrage pour réaliser des personnages. Issus de l’univers graffiti et parallèlement diplômé de l’École Nationale des Arts Décoratifs, il utilise diverses techniques, et mélange les styles et les supports.

« On a pas beaucoup d’espace de liberté aujourd’hui avec tout ce qu’on a comme information, et peindre dans la rue c’est aussi une façon pour moi de laisser aux gens une liberté de penser.

Le travail de Seth est toujours articulé autour du même objectif : s’adapter aux lieux, utiliser un endroit et son contexte pour raconter quelque chose. Cette dynamique l’emmène à parcourir le monde, véritable « globe painter »

LE CHÂTEAU LABOTTIÈRE : UNE SALLE DE JEU ET DE PARTAGE

L’exposition était ouverte de l’été à l’automne 201. Pour l’occasion, le château était habillé aux couleurs de Seth. Les colonnes centrales sont recouvertes des teintes du vortex, sur les murs en contrebas des enfants en train de jouer à un jeu de construction. C’est un peu ce que va faire Seth. Au fil de l’exposition il va jouer avec la construction classique du château, l’intégrer à son œuvre, tout en faisant appel à ton imagination.

L’exposition se nomme 1,2,3 soleil. Comme le jeu populaire du même nom dont le principe est de se rapprocher du mur sans se faire voir. Le mur, support indispensable au graffiti et au street art.

Dans une des salles de l’Institut Magrez, Seth rend hommage à Mono Gonzalez, Artiste Chilien de 73 ans, muraliste. Rencontré en 2010, c’est quelqu’un qui l’a beaucoup influencé dans l’idée d’un « street art social » : peindre pour les gens.

« Les premiers spectateurs sont les gens, ceux qui habitent en face, l’idée est de ne pas peindre que pour son propre plaisir, sa photo etc… mais d’avoir ce dialogue avec la vie, le lieu et les personnes qui y vivent. »

ÊTRE GLOBE PAINTER : VIVRE ET PARTAGER SON ART AVEC RESPECT

Seth apporte une importance particulière à dialoguer avec les populations, s’imprégner de l’Histoire, de la culture locale et de l’évolution des pays qu’il parcoure.

« J’estime que j’ai une responsabilité en peignant dans la rue, celle de ne pas faire n’importe quoi. J’essaye que mon idée, mon dessin ne soit pas trop invasif. Le plus important étant que les gens se reconnaissent et que ça leur parle ».

L’artiste apporte en dernier lieu une importance particulière à la photo, «  c’est tout ce qui reste, la peinture s’abîme ou disparaît ».Alors n’hésite pas à te rendre rue de Tivoli à Bordeaux pour découvrir cette exposition unique en France

BON À SAVOIR :

-L’institut Culturel Bernard Magrez, 16 Rue de Tivoli à Bordeaux, propose deux ateliers au château en lien avec l’univers de Seth :

  • le 14 septembre : SETH ET LES FRESQUES VÉGÉTALES DE MONO GONZALES
  • le 28 septembre : SETH -VORTEX A LA BOMBE ET COLLAGE

*Infos et réservation via le site https://www.institut-bernard-magrez.com

-L’entrée au château permet de visualiser les autres expositions en cours.

-Site de l’artiste : http://seth.fr

Photo ©Tézia

Tezia

Un commentaire

Les commentaires sont fermés.